ACTE DEUX11 6J
Non, je n'en ai pas i
LA DUCHESSE
Eh bien, alors?
J'en trouverai.
Où? comment?
LA DUCHESSE
Ne vous en préoccupez pas.
LA DUCHESSE
Je veux m'en préoccuper. Je suis votre mère. A quels moyens allez-vous avoir recours? Ah ! mais j 'a' le droit de le Bavoir et je vous ordonne de me le dire. Rappelez- vous que c'est le sang des Talais qui coule dans vos veines ?
LE PRINCE, ennuyé.
Du sang comme celui de tout le monde.
LA DUCHESSE
Non, monsieur, c'est le sang de votre aïeul d'Aurec, lesang du maréchal de Talais tué à Denain, le sang de vos deux grands-mères guillotinées en 93.
Et puis il y a le sang du Talais qui a déserté sous Henri IV, le sang du Talais qui a voté la mort de Louis XVI, et du Talais qui a failli passer en cour d'assises.
LE PRINCE D4AUREG
LA DUCHESSE
Taisez- vous!
Ah dame! Duquel voulez-vous parler? Je ne sais pas, moîî
LA DUCHESSE
Je n'ai pas de distinction à faire, entendez- vous? Je me réclame de tous les Talais en bloc pour vous interdire un pareil langage, pour vous sommer de vivre d'une façon plus conforme au titre et aux souvenirs glorieux qu'ils vous ont transmis et que vous laissez péricliter.
Comment voulez-vous que je vive? Je mène la vie démon époque.
LA DUCHESSE
Ne calomniez pas votre époque. Vous menez la vie qui plaît à votre paresse et à vos désordres.
Je ne peux pas refaire les croisades. Les temps héroïques sont passés.
LA DUCHESSE
Vous pouvez faire mieux que de conduire la diligence de Robinson.
C'est un exercice très sain.
LA DUCHESSE
Vous pouvez prendre part aux efforts monarchiques