LES VOIX
Noël ! Noël ! L'Angelino !
CAVALCANTI (descend en scène, le drapeau à la main, et, tandis que se prolonge V acclamation, il contemple l'étendard et enfin cédant à son enthousiasme.
Lange de tous les fils, manteau de tous les pères, suaire des héros, étoffe teinte à la veine du peuple, salut! drapeau.
Salut ! Ta hampe est le grand mât de l'Argo national, ta hampe est la colonne où un peuple s'appuie : il est mort si tu penches ; si tu tombes, avili. Salut drapeau !
Salut ! voile gonflée par toutes les poitrines, orgueilleux labarum, aile éployée des foules palpitantes, tu portes dans ton vol le destin d'une race, symbole généreux de la noble Apulie. Salut drapeau !