‹ Le prince de Ligne et ses contemporainsChapitre 22 sur 28 · L'cpigrammc suivante, due à Lebrun, caarat alors · texte numérisé non relu

L'cpigrammc suivante, due à Lebrun, caarat alors

Sieyès à Bonoparle a tiiit prfaenl d'un trtnc, Suus ses débris pompeux cioy&nt l'uriBerplIr. Bimaparle Cl son lour lui tiH nrésanl dp Cro-mi

épicurien, avec lui se terminait le r^gne des idéulogiies, des abslracteurs d'alg&bm sociale : il y avait en oux deux hommes, un don Quichotte, ua Sanclio Pança. Sancho Pança devenu gouverneur de Baralaria, empochait don Quichotte de gronder pour l'idéal, pour la liberté. En somme, Sieyès préférait Napoléon ', à tout autre.

Daus les dernières années de sa vie, BobespierR' était devenu son cauchemar et on l'entendit souvent

ipéter :

Éloignez de moi cet infâme ! o

En 1832, il tomba malade et ses idées s'embrouillèrent au point de commander à son valet de chambre :>

<' SI M. de Robespierre vient, vous lui direz que je n'y suis pas'. »

Et celui-ci, dans son innocence, transmit la consigne à mi autre domestique.

il aimait à raconter que peu avant le 9 Thermidor, dénoncé à ta société des Jacobms, il avait été sauvé par son cordonnier qui prit la parole et dit :

Ce Sieyès, je le connais; ii ne s'occupe pas du tout de politique, il est toujours dans ses livres; c'est moi ([ui le chausse et j'en réponds. »

N'est-ce pas \à, en miniature, l'histoire de la Teri-eur? Le plus profond penseur de la Révolution, un de ses rédacteurs, un de ceux auxquels elle devait le plus, dénoncé par un misérable énergumène, échappant k la guillotine grâce au témoignage d'un pauwe cordonnier

^\H LE PRINCi: DE LIGNE ET SES CONTESI PORAIN S.

qui se trouve là par hasaixl, et qui, dans un élan de ji,énérosité naïve, sauve son client ! Trop souvent, liélas! le cordonnier ne se levait pas, et la victime testait seule, livrée à son délateur, en présence de Fouquier-Tinville.

Un argument commode et peu tondauLii. — Encore un louveteau !

— Une anarchie dépensière 1 — Le lorabeau de In nation. — Opinions de Michelel, Sainte-Beuve, Mignet, Lamartine, Clarelie, Cuvillier-Fleiirj sur Camille Beamoulïns. — I.e joumalisioe pillard, assassin et lerrariste. — Un (laii^ur île \eat — Le sljle lie Camille. — La li'te rie Saint-Jusl. — Caiiulle defenieur des tripots. — Une république de cocagne. — Dttlniliun de la politique ; l'art de rendre les hommes heureux — Nalute cnudiiiHire et subalterne. — Sea contradictions sui Mirabeau — Le Savetier de Meiiine.— Let Rétiolutions de France el dp Brabanl.

— Patriotisme et Patronillotisme. — Parodie des litres. — Le vertige de la Révolution, — Mariage de Camille. — /.e Vievx Cordtlter, — Les patriotes d'industrie, lea prolileurs de révolution. — The Jaoùbinicat Rage. — lovoeatîon à In Lberlé. — Le l'eprËsontant du pouvoir exécutïr: Sanson. — Mort de Lueile.

— Vers de des Essarts. — Apologue du vice-roi indien.

("est le plus commode et le moins concliuml dilous les arguments que celui qui consiste à opposer aux

1. f!6 à Guise en 1760, exécuté le r> avi-il 179f. — Jules Clarelift (ilo l'Académie française), Caniiae Deimoulim, 1 vol. in-S', Pion,

L8 PfitNCE DE LiaHE ET SES C0!)TElIP0Si.iN8.

futiles ilu iJiiiseilt les fautes du passé, aux erreurs d'un iiomme celles de ses adversaires. Si vous reprochez à Camille Desinoulius tant de crimes Écrits et conseillés, sa Ifgèrelé féroce, son cynisme el ses invectives forcenées, si vous l'accusez d'avoir réclamé le titre de procureur général de k Lanterne, revendiqué l'épithète de brigand, le rôle d'accusateur public, de délateur, à ime époque où les mots brûlaient, tuaient, assassinaient, si vous mettez sous les yeux du lecteur les pièces du procès, ses apologistes se rêcrieni, vantent son style merveilleux, son amour pour Lucile, l'éloquence enllamniée de certaines pages, et u le cri divin qui remuera les âmes éternel leni eut », l'appel à la clémence

1875. — Halio, HinU/ire de la Pi-esw, t. V. — Sainte-Ueuïe, Causen'es du Lundi, 1. 111. — Œuvres de l>CHiiiouIias:Z>i«courii/e la Lanterne ; la Frante libre ; Us RévoUiliaas de France et de BrabùM, 8 vol.; Histoire des Brûsotins; le Vieme Corielier. — Œuurei choisie de Camille Detmoulins, i vol. ]8;4, Charpentier.— Edouard Fleurj, t'amiWe Desmouimi el Roch Marcandier, i vol. — Cuvillier-Fleuiy, Porlraile politiques el révolutionnaires, 2 vol. in-18, Calmann Lév;, douv, édit., 1889. — Germez, Eistoire de la Litliratui-e, p. 3H. — Eufêne Maïuu, Histoire littéraire de la ConveatiomuUionale. — Geoi'ges Duval, Saiiveniri de la Teireur. — Hamd, Sintoire de Robespierre, 3 vol. — Souvenirs d'Etienne Dumont. — Chénier, Œuvres an prose. — Voir aussi Lamai'line, lliniiol, Thiei'S, Taine, Michelet, Louis Blanc, LanErcj, Albert Soi-el, Aulard. — Héliftle ia Bretonne, V Annie des Dames nationales, I. \li. — On ti-ouvera dans l'Indépendant littéraire {juillet 1888) lin parallèle ingénieuj:, bien qu'un juni f.ii-cé, de M. Itiibbe entre La Fiinlainc cl Camille Dcsmouliiis.

CAMILLE DBSM0DLIN8.

daiia le Vieux Cordeliei; h cette cléraenco dont lui- 1 même a tant besoin devant l'histoire. — Est-il, tout, le premier qui ait iusullé la i-oyauté, qui l'aiM poursuivie de ses sarcasmes? Est-ce que le marquis ■ de Voyer, chaque fois qu'on illuminait pour la naissance d'un prince de sang, ne s'écriait point : « Encore UQ louveteau ?» — Est-ce que dans ses plaisanteries sur I a Lanterne, il fait autre chose que renouveler les vieilles ^ l'acèties du moyen âge sur la potence et la corde ? Et 1 madame de Sévîgné ne prend-elle point, plus que légèrement, son parti des mutins pendus, des bons pâtissant pour les méchants', des enfants mis à la broche, « pourvu que les quatre mille hommes de guerre qui sont à Rennes ne l'empêchent pas de se promener dans ses bois qui sont d'une hauteur ci d'une beauté merveilleuses B? Les nobles et les princes eux-mêmes n'ontrils pas donné l'exemple des calomnies les plus odieuses contre le roi et la reine, et les journaux royalistes, les Acte-i des Apâtt-es o'égalont-ils point, s'ils ne les surpassent, les violences de la Lanlemc, les obscénités de langage qui s'étalent dans les Révolutions lia l'rance et de Brabanl ? A-l-on oublié qu'en 1730 d'Ar- ^onson appelait le gouvernement : une anarchie dépensière; la cour ; le tombeau de la nation? — On

]. Dans lu cahier dea doli^iices de la paroissa de CbsilleTuii, i|Ui Taisait partie du bailliage de Guise, je lis ce mot douloureux, aussi bon A rappeler aui princes du droit popnlaire qu'aux princes in : I Si les rois savaîenl rc '|"e valunt (raïs sulâl °

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