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lyi'jins, l'assassinai. Quels tyrans? un seul él.ail visé : le duc d'Orléans. On se demandait pourquoi il haïssait tant lo prince; on ne pouvait deviner son secret.
Après la station devant le pilori, Jean Petit avait recommencé sa quête; lorsqu'il entra chez le barbier, celui-ci venait de regagner son domicile où un client l'atlenclait. Jacob l'avait précédé.
— Frères, dit le moine, secourez les pauvres membres de Jésus-Christ qui sont en grande faiblesse.
— En effet, dit un fourreur assez bien fourré, que Jacob allait raser, si les autres religieux sont aussi désossés que celui-là, ils ne cuiront pas dans leur jus, vienne l'été.
il lui donna une maille effacée comme un vieux liard et de même valeur.
— Moi, dit Demerre, je fais l'aumône en nature. Voilà une livre de bon savon pour tenir propres les membres de Notre-Seigneur.
— Que saint François vous le rende ! répondit Jean Petit. Et il passa dans une autre boutique.
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Quand le dernier client eut (luillr la place, le barbier dit à son petit-fils :
— Nous pouvons fermer la porte, il ne viendra plus personne. Tout le monde sera à la cérémonie des princes ; cherche une bonne place pour voir passer le cortège. Moi, je vais à rnon poste, rue Mauconseil, et toi, va sur les marches de Sainl-Eustache, tu auras un beau coup d'œil... Ah! tiens, voici un denier pour ton repas de midi.
— Merci, père.
Tout bas le jeune homme se dit :
— Je puis bien me passer d'un repas. J'ai déjà deux deniers de côté; avec le sien j'achèterai un beau couteau que je mettrai en guise de miséricorde à ma ceinture, comme font les gentilshommes.
— Mais avant de déguerpir, reprit le barbier, qui revêtait son uniforme de la milice bourgeoise, aide-moi à serrer mon ceinturon et donne-moi ma salade.
Quand ce fut fait, il partit fièrement, faisant sonner le fer de sa hallebarde sur les dalles. Il sourit en voyant le frère sachet s'arrête^
près du théâtre des Enfants sans soucy, sur le devant duquel Coquillart, l'acteur chargé de la parade, humait l'air en aspirant de l'éloquence. Coquillart fut tiré de sa rêverie par le boniment du moine :
— Frère, secourez les pauvres membres de Jésus-Christ!
— Ouais ! dit Coquillart, convient-il que le diable fasse l'aumône à Dieu?
— Mon frère, vous vous faites injure.
— Nenni! n'est-ce point ainsi que vous parlez de nous dans vos sermons?
— Ce sont des paraboles, mais c'est surtout parce que vous donnez vos représentations trop près de la demeure du Seigneur. Allez plus loin, confrère. Mais je voudrais dire un mot à votre chef, le prince des sots, où donc est-il ?
— Tenez, justement le voici qui rentre. Gonin allait monter les degrés de l'estrade,
lorsque le moine l'arrêta par son éternel refrain.
— Eh bien ! dit le prince des sots, la quête d'aujourd'hui est-elle bonne ? Le sac paraît rempli, mais l'escarcelle?
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— lléla>! rllo ne lenfcnne guôic i\nr (indiques deniers mal marqués. Nous ne leccvuns prcsqne pas d'argent. Les marchands ne donnent que des objets de leur commerce, ce qui l'ail que le lardeau est lourd et le produit mince.
— Oui, j'entends. Le boulanger donne du pain, le drapier du drap, le savetier une chaussure, et le barbier fait la barbe.
— Oh! ce serait enfreindre notre rrgle ! le barbier donne un morceau de savon.
— Moi, je ne ferai pas moins que tous ces bons chrétiens-là. Je vous donnerai un plat de mon métier. Je vous laisse même le choix.
— Expliquez-vous?
— Que préférez-vous, mon père? une grimace ou un tour d'adresse?
— Vous plaisantez.
— C'est mon état. Allons, va pour l'adresse. Gonin enveloppa rapidement le moine de
ses mains adroites, le serra un peu comme pour tater les dessous de sa robe, puis cette évolution finie :
— Tendez la main, mon père.