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devant loi el i[u\ sera un jour de l'iiisloire... Je te rexi»li({uerai comme un prologue lidèle.
Ces mots à peine aclievés, les Irompetles sonnèrent; il se lit un grand bruit dans la cour de l'hôtel Saint-Pol, où se mêlaient les sonneries, le cliquetis des armures, le piallement des chevaux, les cris des varlets et des pages, les aboiements des lévriers et les clameurs du populaire. C'étaient les princes qui revenaient de la cérémonie de l'accolade.
Gonin et Richard se hâtèrent de monter sur l'estrade, et les ménétriers saluèrent par une symphonie l'entrée des deux réconciliés se tenant par la main. Après eux, venaient les trois ducs leurs oncles, suivis de tous les nobles et prud'hommes qui avaient conseille une réconciliation devant mettre un terme à des divisions dont l'Anglais avait profilé pour étendre ses envahissements.
Le populaire et les bourgeois avaient non seulement fait taire leurs haines, mais encore poussé des acclamations joyeuses, en voyant les deux ennemis, devenus amis, franchir la distance qui séparait l'église de l'hôtel Saint-Pol,
montés sur le même cheval, se tenant à brasle-corps, alternativement devant et en croupe, pour haranguer à tour de rôle la multitude à chaque station, afin qu'il y eût parité entre eux, et avec un entrain dégagé de l'ironie qu'avait mise maître Gonin dans ces deux appellations, la foule, comme dans la pièce du prince des sots, avait crié à tue-tête : « Vive Jeannot ! vive Ludovic ! » Tandis que les deux princes riaient de ce témoignage familier de sympathie, rire qui avait gagné toute leur suite, depuis le seigneur le plus qualifié jusqu'à Riblet et les gens d'armes, le petit Jacob, toujours en croupe derrière Riblet, saluait la foule avec un air de principicule.
La nuit venue, l'illumination ordonnée par le prévôt de Paris eut lieu avec un ensemble farfait dans toute la ville. A la clarté des chandelles allumées sur toutes les fenêtres, le peuple en liesse dansa et chanta jusqu'au jour, non sans boire. A force de choquer les verres on choqua les corps, on se bouscula, on se cogna. Beaucoup devaient garder des souvenirs cuisants de cette fête.
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Les ducs de Bourgogne cl d'Oiicans, harassés de leur pérégrination à travers la cilé, cL de leur chevaiicliée à deux, s'étaient laissé choir dans deux fauteuils gothiques, où s'étaient prélassés un moment avant maître Gonin et Richard Cai'palin.
Ils avaient surtout sonlTert d'une chaleur étouffante, co,mpliquée de tourbillons de poussière. Aussi firent-ils honneur aux cornes d'hypocras ambré et musqué que leur présentaient des varlets sur des plateaux d'argent.
Pendant ce temps, les ménétriers du prince des sots exécutaient leur symphonie.