SCENE VI
Les Mêmes , ADOLPPIE , BATIIILDE , AZÉLIE , en riches velemens , LE CHEVALIER DU TEMPLE , LE SIRE DE TRnOUETAILLE, EDMOND, Pages, Eciiycrs, Habi Laiis de Nice , Pastoureaux et Pastourelles j ils entrent par le fond des Jardins.
ïEAiv^E-ALix , à Lise , pcnd.nit la ritournelle, et lui désignant Adolphe.
Mais c'est notre troubadour.
LISE
Quoi ! ça s'rait 1' pwnce lui-même ! Ali ! si j'avions su ça... CH OE UR.
Air du final du premier acte de Llsheth.
(V'iclirons ce beau jour
Et cliantons tour à tour >
De l'Iiynien , do l'amour
Les bientails , la puissance , Côlt'broiis , cliaiiions ce beau jour, Déjà dans cet licnreux séjour,
Par r hymen et l'amour
L'âge d'or recommence. »
ADOLPHE, transporté.
Fut-il jamais plus cliarmaute fiancée ?
( // haise la main d^Azélie, )
AzÉLIE.
Air : Fid:'.lio , mon digne ami.
Quel nouveau jour! quel jour charmant
Eclaire mon âme ravie !
Ce que j'cjirouvc rii ce moruent,
Je'ne l'éprouvai de ma vie.
Sans nul désir , jusqu'à ce jour ,
•Te fus lienreiise par l'amour
D'un second père que j'honore , (^regardant le chevalier.)
Et je jie sais d'où \ient <-eIa. . .
Mais quelque chose me dit là. . . (posant la main sur son c œur.
Que je puis (bis) l'être plus encore.
THIBAUT
Maintenant c'est à la plus sage de ces jeunes filles, à présenlei- le chapeau de roses.
Tr.l>QUETAILLE.
Vive Dieu ! je suis curieux de la connaître.
THIBAUT , prenant Lise par la main.
La voici.
ADOLPHE, surpris.
Je ne me trompe point... c'est ma jolie bienfaitrice ; voilà relie qui m'a secouru si généreusement , et peut-être sauvé la vie.