N»XV
L'Empereur au prince Eugène.
Paris, 28 novembre 1813.
Mon fils , je reçois votre lettre du 22 novembre ('). Je reconnais bien là la politique de l'Autriche ; c'est ainsi qu'elle fait tant de traîtres.
Je ne vois pas de difficultés à ce que vous fassiez un armistice de deux mois ; mais le principal est de bien stipuler que les places seront ravitaillées journellement, afin qu'au moment où l'armistice viendra à se rompre, elles soient aussi bien approvisionnées qu'avant. Je pense, au reste, que cela se borne a Osoppo et Palma- Nuova, puisque vous conservez vos communications avec Venise.
Votre affectionné père , Napoléon.
C") Jour de l'entrevue avec le prince Taxis.