‹ Le Prince impérial, 1856-1879Chapitre 34 sur 42 · QUESTIONS AGRICOLES · texte numérisé non relu

QUESTIONS AGRICOLES

(A). Avoir l'annuaire statistique de la France.

(h). Prier M. Cottin de se procurer par M. Dufrayer, son ancien collègue, des renseignements sur la question du crédit agricole (Calmard de la Fayette).

(C). Ecrire en mon nom à M. T..., pour lui demander:

1° Son avis sur la situation agricole;

'J'^ Des renseignements sur la Société des agriculteurs de France. Capital social, noms des principaux membres, etc. ;

3" Son opinion sur la question du cadastre et des abonnements générau.x.

(D). S'abonner au Journal d'agriculture ; acheter un registre où seront collés les articles à conserver.

(/?). Prière au baron Corvisart de se procurer des renseignements sur la presse agricole et de rédiger une note sur les organes de publicité les plus importants, indiquant: nom du .journal, noms des propriétaires ou de la société à laquelle il appartient, milieu et rayon d'influence.

Au point de vue religieux, les ennemis du Prince Impérial se plaisent à le représenter comme un esprit étroit, intolérant, disposé, s'il remonte sur le trône, à mettre le pays entre les mains du clergé.

C'est ignorer étrangement quel respect profond il conserve aux idées du grand Empereur et combien

les paroles du prisonnier de Sainte-Hélène demeurent pour lui chose sacrée. Croyant il est, mais gallican vrai; s'il a horreur des esprits forts, il ne cache pas davantage sa haine de la piété exaspérée ; il est respectueux du culte, mais nul ne serait plus que lui décidé à maintenir le clergé s'il voulait jamais empiéter sur les droits d'un pouvoir venu du peuple.

Un des prélats les plus indépendants dont puisse s'enorgueillir l'Eglise de France, le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, n'a pas craint d'affirmer le respect qu'il conserve à la famille déchue. La Souveraine détrônée ne lui a pas fait oublier l'Impératrice radieuse dont la charité secourut tant de fois ses pauvres. Il a écrit à Chislehurst dès le lendemain de la guerre et, plus tard, le Prince demandera mainte fois son avis sur les questions relatives aux rapports du clergé avec l'Etat.

En réponse à la lettre que le cardinal lui avait adressée au mois de décembre 1875, Son Altesse lui écrit' :

« Camden-Place, 27 décembre 1875.

« Eminence,

« Je viens de recevoir la lettre si affectueuse que vous m'avez écrite à l'occasion des fêles de Noël. « Je ne saurais assez remercier Votre Eminence

' Mb"' Besson. Vie (ht Cardinal de Bonnechose, archevêque de Itouen.

(les vœux qu'elle forme et surtout des prières qu'elle adresse à Dieu [lour qu'il m'accorde la grâce de toujours bien remplir mon devoir. Je sens en effet combien j'aurai besoin de la protection divine pour agir toujours avec la sagesse et le courage nécessaires à celui qui peut être appelé à régner sur un grand jtays.

« Je recevrai toujours avec la même déférence les précieux conseils que vous voudrez bien me donner, et je prie Votre Éminence de croire à ma sincère estime et à ma parfaite affection.

« Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.

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