Vice-amiral commandant en chef, à Marine
m Brest, 27 juillet 1870.
« La majorité de Brest est dépourvue des cartes mer du Nord et Baltique. Il en faudrait onze séries... » (Papiei % s secrets des Tuileries.)
dans son étrange administration, et demeurer en tout et quand môme le chef exclusif de tout ce qui pouvait se rattacher à la marine. Toujours la maladie du panache! Pour atteindre son but, l'amiral Rigault de Genouilly déploya une habileté infernale. L'expédition de la Baltique avorta radicalement. »
Enfin le comte de la Chapelle dit de son côté, en parlant des sentiments de l'Empereur 1 :
« Napoléon III était absolument opposé à la déclaration de guerre contre l'Allemagne ; il savait que la Prusse disposait d'une organisation formidable, et, malgré les affirmations qu'on ne cessait de lui donner, que la France était prête, que jamais occasion pareille ne s'était ofFerte d'arrêter les progrès envahissants de la politique prussienne, le Souverain, qui avait lu attentivement les rapports du colonel Stoffel, les avertissements du ministre plénipotentiaire Rothan, etc., etc., restait inébranlable : il avait hautement affirmé que la guerre n'aurait pas lieu.
a Mais, depuis que l'Empereur avait inauguré à l'intérieur une politique parlementaire libérale, il s'était formé autour de lui une conspiration permanente qui ne tendait à rien moins qu'à rétablir le système autoritaire dans toute sa vigueur, et au besoin qu'à proclamer la Régence.
« Ainsi que je l'ai déjà dit dans une note précédente 1 , en connaissant la gravité de la maladie de l'Empereur, l'éminent docteur Sée s'était prononcé, et bien, avant l'incident Hohenzollern on savait 'd'une manière certaine jusqu'à quel point leSouverain était atteint. Lui seul avait été tenu dans l'ignorance de son triste état.
« S'il était nécessaire de donner les preuves de ce