Le Dernier des Napoléon
au dernier moment abandonnée par tout son entourage, à l'exception toutefois d'un officier d'ordonnance de l'Empereur, le capitaine Dressey, qui montra, toute la journée du 4, le plus grand calme, la plus froide résolution, et qui fut le seul, de tous les hôtes des Tuileries, qui coucha au palais la nuit du 4 au 5 septembre. Je ne veux donc pas revenir sur ces événements, mais je tiens à produire un document nouveau relatif à cette fuite, une lettre de sir John Burgoyne, propriétaire du yacht la Gazelle, sur lequel l'Impératrice est passée de France en Angleterre. Cette lettre, à l'exception d'un ou deux détails sans importance, confirme mon récit d'une façon définitive.
On m'avait prévenu que sir John Burgoyne av.ait publié dans plusieurs journaux anglais diverses notes en contestant l'exactitude : j'ai cru loyal, et d'un écrivain qui cherche la vérité avant toute chose, de prier sir Burgoyne de m'adresser, s'il y avait lieu, une lettre rectificative que je publierais dans ce volume. Voici ce qu'il m'a répondu :
Monsieur,
Traduction 1 .
Cowes (île de Wight), 27 décembre 1889.
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 14 décembre, et je tiens à vous exprimer mes regrets d'être obligé d'y répondre dans ma propre langue.
Quant aux détails publiés dans votre Mémoire d'un aide de camp 8 concernant la traversée de S. M. l'Impératrice Eugénie de France en Angleterre en 1870, je n'ai jamais vu le livre, mais seulement des extraits me concernant qui me furent envoyés par un ami; détails que vous, me dites maintenant vous avoir été communiqués par le D T T.-W. Evans.