Ce qui est faux
poste de Zoulous qui nous poursuivaient pour essayer de nous couper la retraite au-delà de la colline.
Après avoir traversé la donga sous un feu violent, un homme me dit : « Monsieur, je crains que le Prince n'ait été tué * ». Je m'arrêtai , et, Voyant le cheval du Prince qui galopait de l'autre côté de la donga, je demandai s'il était utile de revenir sur nos pas *.
Les Zoulous avaient déjà dépassé le terrain où le Prince était tombé 9 . J'attendis le retour de mes hommes, et je repris le galop pour traverser la rivière.
Déposition du sergent Willis.
Premier Témoin : sergent Willis. — J'appartiens au corps du major Bettington. Nous quittâmes le camp ce malin, arec cinq autres de notre corps, sous le lieutenant Carey et un guide cafre, comme escorte du Prince Impérial. Nous suivions la même route qu'auparavant, quand on tira sur le Prince. Nous courûmes à cheval de neuf heures à midi trente ; nous descendîmes alors de cheval pendant une demi-heure.
Nous poursuivîmes notre route jusqu'à trois heures, puis nous descendîmes une colline, vers un kraal, à environ cent mètres de la rivière Imhanam. Ce kraal contenait quatre ou cinq huttes, et le terrain était clair devant nous; mais tout autour, sur les côtés, s'étendaient de hauts gazons et des moissons encore debout. Nous reçûmes du Prince l'ordre de détacher les selles et de mettre nos chevaux à l'herbe.
Nous nous couchâmes en dehors des huttes, et nous primes du café, tandis que le Cafre s'occupait de faire boire les chevaux*. A trois heures cinquante, le Prince dit :
— Donnons encore dix minutes aux chevaux..
4. Il parait que cette crainte n'était pas encore venue à l'esprit de M. Carey.
2. On croit rêver en voyant ce chef demander des conseils à ses hommes.