‹ Le prince impérial: Napoléon IVChapitre 72 sur 90 · SI · texte numérisé non relu

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« souhaite que personne ne soit, à cause de mon fils, inquiété « dans sa répntation on dans ses intérêts. »

Le corps n'était donc pas décomposé. Comment a pu faire H. Evans pour visiter la mâchoire du Prince? Et, s'il a pu accomplir ce tour de forée, par quel phénomène d'illusion a-t-il pu reconnaître comme sien le travail de trois autres dentistes? Et c'est pourtant cette reconnaissance qui lui a permis d'affirmer solennellement que c'était le corps du Prince!

Nous reproduisons maintenant le testament paxticuet politique du Prince Impérial :

Fait à Camden-Place(Chislehar8t), le 26 février 1879.

Ceci est mon testament.

1° Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans laquelle je suis né.

2° Je désire que mon corps soit déposé auprès de celui de mon père, en attendant qu'on 1A transporte tous deux là où repose le fondateur de notre Maison, au milieu de ce peuple français que nous ayons, comme lui, bien aimé.

3° Ma dernière pensée sera pour ma patrie : c'est pour elle que je voudrais mourir.

4° J'espère que ma mère me gardera, lorsque je ne serai plus, l'affectueux souvenir que je lui conserverai jusqu'à mon dernier moment.

5° Que mes amis particuliers, que mes serviteurs, que les partisans de la cause que je représente soient convaincus que ma reconnaissance envers eux ne cessera qu'aveè ma vie.

6° Je mourrai avec un sentiment de profonde gratitude pour S.[M. la Reine d'Angleterre, pour toute la famille Royale et pour le pays où j'ai reçu, pendant huit ans, une si cordiale hospitalité.

Je constitue ma mère bien aimée ma légataire universelle, à la charge par elle de...

le lègue 200000 fr. à mon cousin le prince J.-N. Murât.

NAPOLfiON IV. 371

Je lègue lOOOOO fr. à M. 6. Pietri, en reconnaissance de ses bons services.

Je lègue 100000 fr. à M. le baron Corvisart, en reconnaissance de son dévouement.

Je lègue 100000 fr. àfif Ue de Lermina, qui s'est montrée si attachée à ma mère.

Je lègue 100000 fr. à M. A. Filon, mon ancien précepteur.

Je lègue 100 000 fr. à M. L.-N. Gonneau.

Je lègue 100000 fr. à M. N. Espinasse.

Je lègue 100000 fr. au capitaine A. Bizot, — tous trois mes plus anciens amis.

Je désire que ma chère mère constitue : Une pension viagère de 10000 fr. au prince L.-L. Bonaparte;

Une pension viagère de 5 000 fr. à M. Bachon, mon ancien écuyer;

Une pension viagère de 2500 fr. chacune à M me Thierry et à Uhlmann.

Je désire que tous mes autres serviteurs ne soient jamais privés de leurs appointements. *

Je désire laisser au prince N.-Charles Bonaparte, au duc de Bassano et à M. Rouher trois des plus beaux souvenirs que mes exécuteurs testamentaires pourront désigner. ^

Je désire laisser aussi au général Simmons, à M. Strode et à monsignor Goddard trois souvenirs qoe mes exécuteurs testamentaires désigneront parmi les objets de valeur qui m'appartiennent.

Je lègue à M. F. Pietri mon épingle surmontée d'une pierre (œil de chat) ; à M. Corvisart, mon épingle (perle rose) ;

A M lle de Lermina, un médaillon contenant les portraits de mon père et de ma mère ;

A M ma Lebreton, ma montre en émail ornie de mon chiffre en diamant;

A MM. Gonneau, Espinasse, Bizot, J.-N. Murât, A. Fleury,

P. de Bourgoing, S. Corvisart, mes armes et uniformes, si ce

n'est, toutefois, le dernier que j'aurai porté, et que je laisse

à ma mère.

Je laisse à M. d'Entraigues une épingle surmontée d'une

perle fine, ronde de forme» qui m'a été donnée par l'Impératrice.

Je prie ma mère de vouloir bien distribuer aux personnes qui m'ont témoigné, de mon vivant, quelque., attacbemeat les bijoux ou objets de moindre valeur qai pourraient me rappeler à leur souvenir.

Je lègue à M"* la comtesse Clary mon épingle surmontée d'une belle perle fine;

Au duc de Huescar, mon cousin, mes épées espagnoles.

Napoléon.

Le tout écrit de ma propre main.

Codicille.

« Je n'ai pas besoin de recommander à ma mère de ne rien négliger pour défendre la mémoire de mon grandoncle et de mon père. Je la prie de se souvenir que, tant qu'il y aura des Bonaparte, la cause Impériale aura des représentants. Les devoirs de notre Maison envers le pays ne s'éteignent pas avec ma vie : moi mort, la tâche de continuer T ouvrage de Napoléon I a et de Napoléon III incombe au fils aîné du Prince Napoléon* et f espère que ma mère bien aimée, en le secondant de tout son pouvoir, nous donnera, à nous autres qui ne serons plus, cette dernière et suprême preuve d'affection.

« Napoléon.

« Chislehurst, le 26 février 1879. »

Je nomme MM. Rouber et F. Pietri mes exécuteurs testa* mentaires.

(Je dis, par F. Pietri, Francbescbini Pietri.)

{Le tout est suivi de cette note) :

« L'enveloppe contenant le testament a été ouverte * le testament a été lu, à Gamden-Place, le vendredi

27 juin, et les signatures ci-après figurent au nombre de celles apposées au bas du procès-verbal qui a été dressé en cette circonstance :

« L.-JL. Bonaparte.

« Napoléon-Charles Bonaparte.

« J.-N. Murât.

« NOAILLES, duc DE HOUCHT.

« DUC DE HUESCAR.

« Duc DE Bassano.

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