LIEUTENANT WATKIN. COMTE CLARV
D'après des photographier appartenant à M. l'abbé Misset.
LA GUERRE
Bachon, se sentant incapable de supporter plus longtemps les fatigues de la campagne, venait de rentrer à Paris, laissant son service au comte d'Aure, qui lui avait été adjoint, depuis quelque temps, comme écuyer. Le peloton de cent-gardes, qui escortait la voiture du Prince, était placé sous le commandement d'un brave officier, appelé Watrin, dont on peut consulter les souvenirs personnels dans la brochure de M. A. Minon, intitulée : les Derniers Jours du Prince Impérial sur le continent. C'est grâce à ces souvenirs, ainsi qu'à ceux que le comte Clary confia en 1873 à Léonce Dupont, auteur du Quatrième Napoléon, qu'il nous est possible de suivre, d'étape en étape, le pauvre jeune Prince dans ses pénibles pérégrinations le long de notre frontière du Nord-Est.
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La journée du 28 fut mouvementée. A peine arrivé à Mézières, un ordre de l'Empereur envoya le Prince avec sa suite à Sedan. Comme il s'installait à la sous-préfecture, une panique soudaine éclata dans la petite ville, qui semblait travaillée par le pressentiment des catastrophes prochaines. Un homme, venant du dehors, cria dans les lues que les Prussiens arrivaient. Le comte Clary monta à cheval et courut lui-même vérifier le fait. La nouvelle se trouva fausse, mais la population avait peine à se calmer et il était évident que les ennemis n'étaient pas bien loin. Des bruits de défaite couraient déjà, apportés par des paysans affolés ou par des soldats qui avaient fui avant la bataille. Dans ces conditions, on crut prudent de retourner à Mézières. Là aussi, des rumeurs inquiétantes poursuivirent le Prince et ses compa-
vision d'une expédition navale, le commandement du Taureau. Lorsque le projet d'une diversion maritime fut définitivement abandonné, il s'empressa de rejoindre le Prince.
gnons. La population était dans un état de fermentation qui pouvait rendre le séjour de la ville pénible, sinon dangereux, au fils de l'Empereur, sans compter qu'on était presque aussi menacé par les Prussiens qu'à Sedan.
C'est pourquoi les officiers auxquels était échue la lourde responsabilité de garder la personne du fils de Napoléon III ne crurent pouvoir rester plus longtemps avec lui dans cette ville. A cette résolution, le Prince fit une opposition inattendue. Lui, si soumis, d'ordinaire, à l'autorité, il se révoltait à l'idée de ces départs précipités qui avaient l'apparence d'une fuite. Il avait quitté Mézières une première fois avec répugnance, sur l'ordre exprès de son père. Il se refusait à ce second départ. « Les Prussiens viennent? Eh bien ! nous nous défendrons. » Il fallut discuter avec lui, invoquer des instructions reçues précédemment de l'Empereur. « Quel atout dans le jeu des Prussiens s'ils prenaient, comme dans une souricière, l'héritier de l'Empire ! » A la fin, il se rendit et, pendant que l'escorte, avec les voitures, s'acheminait vers Avesnes par la route de terre, le Prince montait en wagon à Charleville, vers deux heures du matin.
A Avesnes, il attendit, dans le cabinet du chef de gare, avec le commandant Duperré, tandis que Clary, après avoir rallié les cent-gardes, les voitures et le bagage, allait réveiller le souspréfet. La sous-préfecture, vieux bâtiment exigu et délabré, ne pouvait recevoir le Prince et sa suite. Le sous-préfet, M. Richebé, indiqua, comme plus convenable, la maison de M. Hannoye, président du tribunal. C'est là que Napoléon avait logé le 3 juin 1815 ; c'est là qu'il avait rédigé le dernier de ces émouvants bulletins qui avaient été, si longtemps, des précurseurs de victoire. Le Prince s'installa dans cette maison qui allait devenir, une seconde fois, historique : la veille de Sedan y rejoignait la veille de Waterloo.
La population d'Avesnes, bien qu'effrayée par cette arrivée
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soudaine, à une heure aussi matinale, qui était en elle-même un grave symptôme, resta calme et montra à son hôte imprévu une respectueuse sympathie qui ne se démentit pas pendant les trois jours que le fils de l'Empereur passa au milieu d'elle. Ni curiosité insolente, ni ovations intempestives. Chacun fit de son mieux. Les pompiers montèrent la garde à la maison Hannoye, les mobiles veillèrent aux remparts, pendant que les cent-gardes faisaient des patrouilles dans la ville et aux environs. Les Avesnois, en gens de cœur et de sens qu'ils étaient, avaient compris que leur devoir était, non d'acclamer le Prince Impérial, mais de protéger sa personne contre une surprise. En somme, parmi les stations de ce calvaire, Avesnes fut la moins douloureuse.
Le Prince, accablé de fatigue, se reposa pendant la journée du 30. Le 31, il resta encore enfermé dans la maison Hannoj-e, dévoré d'anxiété et demandant à chaque instant des nouvelles, qu'on ne pouvait lui donner, car on ne savait rien et il n'arrivait de la région où l'on se battait que des rumeurs incertaines et contradictoires. Il semblait que l'Empereur et son armée eussent disparu derrière un brouillard impénétrable qui les cachait à tous les yeux et les séparait du reste du monde. Depuis le 30 août, à minuit, — c'est-à-dire après la dépêche qui nous annonçait la mutinerie et la débandade du corps de Failly, — jusqu'au 4 septembre, à trois heures et demie, l'Impératrice ne reçut directement aucune nouvelle de l'Empereur. Même ignorance à Avesnes. Et pourtant le Prince, malgré la tristesse et le découragement, trop visible, de ceux qui l'entouraient, s'obstinait encore à espérer une victoire.
Pour le soustraire à une réclusion pénible, on se risqua, dans la journée du i'^^ septembre, à lui faire faire une promenade en voiture, sa dernière promenade sur le sol de son pays. La voiture sortit par la porte de France et gagna la chaussée dite chaussée de Brunehaut. On entendait le canon tonner dans la direction
des Ardennes. Ce canon-là, c'était le canon de Sedan. A l'heure où son père se tenait immobile sous une pluie d'obus au plateau de Bazeilles, l'enfant traversait le village de Saint-Hilaire aux cris enthousiastes de : « Vive l'Empereur! Vive le Prince Impérial ! » Il rentra en ville par la route du Quesnoy et la porte de Mons. Dans la soirée de ce jour et dans la matinée du lendemain, les bruits de défaite prirent plus de consistance. On vint annoncer aux officiers du Prince qu'un train rempli de soldats venait d'entrer en gare. Le comte Clary y courut et trouva le colonel de Coatpont avec son régiment. Il lui demanda ce qui se passait. Le colonel ne savait que peu de chose. Vinoy se repliait sur Paris ; lui-même, il avait reçu l'ordre de ramener ses soldats par les lignes du Nord. Il croyait qu'une grande bataille avait été perdue. On n'instruisit pas le Prince de cet incident.
Depuis l'arrivée à Avesnes, le commandant Duperré avait cessé de communiquer avec l'Empereur et de recevoir ses ordres. Il devait donc attendre uniquement de la Régente les instructions relatives au Prince, dont la sûreté lui était confiée. Mais nous commencions à éprouver de sérieuses difficultés à correspondre. Lorsque je lui transmettais, de Paris, les ordres de l'Impératrice, je ne savais plus trop dans quelles mains tomberaient mes dépêches et nous avions à redouter les ennemis du dedans aussi bien que les ennemis du dehors. A ce moment même, je constatais des fuites dans le service télégraphique spécial de l'Empereur. Les employés de ce service donnaient ou vendaient les dépêches de la correspondance impériale au comité républicain de la rue de la Sourdière (i).
Le commandant Duperré m'avait envoyé un exprès pour avoir
(i) Le 4 septembre, ils attendirent que le drapeau qui flottait sur le pavillon de l'Horloge se fût abaissé, annonçant ainsi le départ de la souveraine, pour me remettre un télégramme de l'Empereur à l'Impératrice, qu'ils avaient en main, très probablement, depuis la veille.
MAISON MARCHAND A MAUBECGE.
MAISON- IIAXOYE A AVESNES
Le Prin'ce Imper
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des instructions sûres, précises et détaillées. Fût-ce en vertu de ces instructions qu'il se décida à quitter Avesnes pour Landrecies, ou fut-U contraint à prendre cette décision par les circonstances, qui changeaient d'heure en heure, et surtout, je pense, par l'arrivée tumultueuse d'une foule de fuyards de toutes armes, sans discipline, sans cohésion, pleins de ce mauvais esprit qui est peutêtre le trait le plus effrayant d'une déroute et qui fait du soldat un pillard, un vagabond, un révolté ?
On eut une peine extrême à arracher le Prince d'Avesnes, où il parlait encore de se défendre. Il ne comprenait rien à ces déplacements continuels dont on lui dissimulait encore la cause véritable. S'U avait eu cinq ou six ans de plus, s'il avait été l'homme énergique et passionné qu'il fut à \'ingt ans, je suis persuadé qu'il se serait jeté au plus épais de ces troupes en fuite. Peut-être les aurait-il raUiées, entraînées, re\'i\ifiées et serait-il rentré dans Paris à la tête d'une armée. Mais son heure n'était pas venue 1
Son entrée à Landrecies fut triomphale. La musique jouait l'air de la Reine Hortense, les pompiers faisaient la haie et les populations, accourues des \dllages environnants, l'acclamaient de toutes leurs forces. Rien ne manqua à cette ovation dont ses officiers pouvaient seuls sentir la douloureuse ironie, pas même l'inévitable petite fille aux mains pleines de fleurs, qui s'accrocha au landau et que les cent-gardes voulaient écarter, tandis que, d'un geste non moins inévitable, le Prince ordonnait qu'on la laissât s'approcher et caressait la « charmante enfant ■>. Le jeune Prince descendit, avec sa suite, chez le maire, M. Marie-Soufflet, riche brasseur, qui jouissait d'une grande popularité dans le canton et mettait cette popularité au ser\àce de l'idée impéria- Uste. Il regarda l'arrivée du Prince dans sa maison comme un honneur et une bonne fortune. Après que le Prince y fut installé, des foules bruyantes stationnèrent devant la maison. Leurs cris,
sans cesse renouvelés, attiraient le Prince au balcon où chacune de ses apparitions redoublait l'enthousiasme.
Le soir du 3 septembre, Landrecies ignorait encore la capitulation de Sedan et célébrait de son mieux, par des cris et des libations, la présence de l'héritier du trône dans ses murs. L'écrasement des armées prussiennes était très prochain, disait-on, si ce n'était un fait accompli.
Le commandant Duperré, ai-je dit, n'étant plus en communication avec l'Empereur, ne pouvait plus recevoir des ordres que de l'Impératrice régente et il vint les chercher lui-même aux Tuileries. J'en profitai pour convenir avec lui d'un chiffre, composé de trente ou quarante mots, qui devait servir à notre correspondance télégraphique et qui paraissait répondre aux exigences du moment. Dès le lendemain, il était insuffisant.
Le commandant fut de retour à Landrecies avant la fin de la journée. Pendant la soirée du 3 et la matinée du 4 septembre, nous échangeâmes des télégrammes qui reflètent la gravité croissante des événements et où se trahit notre profonde anxiété.
Pourquoi décidâmes-nous de transférer le Prince de Landrecies à Maubeuge? Il m'est impossible de me l'expliquer aujourd'hui, et probablement l'amiral ne serait pas moins embarrassé s'il se posait la même question. Maubeuge n'avait qu'un avantage: c'est que, de là, il était facile, soit de revenir sur Paris, soit de passer la frontière.
Le lendemain, 4 septembre, à sept heures et demie, tandis qu'on préparait un fauteuil dans le chœur de la principale égUse de Landrecies, pour que le Prince Impérial assistât à la grand'messe, il montait dans un train matinal qui le conduisait à Maubeuge. Il attendit, dans le cabinet du chef de gare, — un républicain militant, paraît-il, — pendant qu'on cherchait pour lui un gîte dans la ville. M. Vallerand, le maire, déclina l'honneur de le recevoir. Il était âgé, et sa mère, presque centenaire, habitait avec
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lui. Il craignait, pour elle, le bruit et l'émotion auxquels la présence du Prince, à une heure aussi critique, ne manquerait pas de donner lieu. On choisit donc la maison de Mme Marchand, veuve du sénateur Marchand, dont le fils, à ce moment, commandait un corps d'observation sur la frontière marocaine. A dix heures et demie, le Prince était installé rue Royale, chez Mme Marchand, et le commandant Duperré m'expédiait le télégramme que voici :
Maubeuge, 4 septembre 1870, 10 h. 35 m. matin.
« Sommes à Maubeuge. L'Empereur nous a télégraphié de Bouillon pour avoir de nos nouvelles (i). En lui en donnant, nous lui demandons ses ordres. Nous voudrions en même temps avoir les vôtres.
« Attendons avec impatience votre réponse. Connaissons proclamation des ministres.
« Duperré.
Je répondis au commandant Duperré :
Paris, 4 septembre 1870.
« Reçu vos deux dépêches ; aurez des ordres verbaux avant ce soir et une lettre de moi par l'homme que vous avez envoyé. L'Impératrice veut que vous ne teniez pas compte des communications de Bouillon. L'Empereur ne peut pas apprécier la situation.
« Filon. >>
La ville de Maubeuge était dans un état de surexcitation aisé à comprendre. Le dimanche amenait les paysans aux nouvelles,
(i) L'Empereur avait lancé des dépêches dans plusieurs directions. L'une de ces dépêches parvint à M. Richebé qui la transmit au commandant Duperré.
avec les sentiments les plus divers. Devant la maison Marchand, une affluence considérable s'était formée, d'où sortaient des cris de : « Vive le petit Prince ! » Mais le Prince ne se montra pas. Il était comme accablé, car il connaissait maintenant toute l'étendue de nos malheurs, puisqu'il avait pu lire la proclamation des ministres.
Sur la grand'place se tenait une sorte de club en plein vent, où l'on commentait les événements et où l'on faisait le procès de l'Empereur. Dans les cafés, des orateurs improvisés vociféraient contre le gouvernement ; les cent-gardes étaient pris à partie, insultés lorsqu'ils défendaient leurs maîtres. Les amis de l'Empire, intimidés, se taisaient ; d'autres se convertissaient bruyamment à l'opinion adverse.
Dans la rue Royale, devant la maison Marchand, la foule grossissait, de plus en plus houleuse, et ses dispositions devenaient équivoques. L'après-midi se traîna péniblement jusqu'au moment où le commandant Duperré reçut de moi la dépêche suivante que l'Impératrice m'ordonna, à trois heures et demie, de lui expédier :
« Partez immédiatement pour Belgique » (i).
L'ordre de la Régente fut exécuté aussitôt. La maison Marchand avait une sortie sur une rue déserte, qui s'appelait alors la rue du Rempart. Un omnibus, appartenant à l'huissier Méhaut, stationnait à cette porte. Le Prince quitta son uniforme. Avec quel affreux serrement de cœur? Je n'ai pas de difficulté à me
(i) Les premiers mots étaient chiffrés ; le mot Belgique, seul, était en clair. C'est cette dépêche dont on a fait : « Filons sur Belgique, Filon ». Cette traduction a, sans doute, été proposée aux membres de la Commission chargée de dépouiller les papiers K trouvés » aux Tuileries, par les employés du télégraphe impérial. Je les avais menacés de les faire passer en cour martiale pour leur trahison : ce que j'eusse fait, si Conti ne m'en avait empêché. Ce calembour inepte était leur vengeance. Les membres de la Commission eurent le tort d'accepter cette traduction qui, on le remarquera, était aussi inconvenante dans la forme qu'absurde au fond, puisqu'elle n'était ni un ordre, ni un renseignement, et eût laissé perplexe celui qui la recevait.
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J 'imaginer, mais l'action fut si rapide qu'elle ne lui laissa pas le temps de réfléchir et de savourer sa douleur. Ses officiers revêtirent, comme lui, des habits bourgeois. Tandis qu'on répandait dans la foule des bruits qui faisaient croire à une prolongation de son séjour, le Prince sortait, inaperçu, par la rue du Rempart et montait en voiture après avoir embrassé le brave Watrin. L'omnibus s'ébranla et sortit par la porte de Mons. Quelques minutes plus tard, le Prince avait quitté le sol français qu'il ne devait plus fouler.
Les voyageurs arrivèrent à Mons vers sept heures du soir. Après un arrêt assez court à l'hôtel de la Couronne, qui avait été déjà et devait être encore, plus d'une fois, la première station de l'exil pour d'illustres fugitifs, le Prince et ses officiers partirent pour Namur, où ils descendirent du train vers minuit. Le Prince reçut l'hospitalité chez le comte de Baillet, gouverneur de la province, qui envoya sa voiture le chercher à la gare et lui montra, aussi longtemps que le Prince fut sous son toit, les égards les plus respectueux et les plus délicats. L'intention première du commandant Duperré était de conduire le Prince Impérial à l'Empereur, qui se trouvait à Verviers et qui l'attendait, pour l'embrasser avant de continuer sa route vers Wilhelmshôhe. Mais le pauvre enfant était accablé de fatigue et l'on respecta son repos matinal. Oserai-je ajouter que ses aides de camp hésitaient à la pensée de la douleur nouvelle qui allait lui être infligée lorsqu'il verrait son père sous la garde d'un général allemand ? Il fut décidé qu'on laisserait dormir le Prince et que le comte Clary irait prendre les ordres de l'Empereur à Verviers. Napoléon III, après s'être fait rendre compte de la situation par cet officier, se priva spontanément de la joie de revoir son fils, — joie qui eût été
mêlée de tant de tristesses ! Il ordonna donc que le Prince serait immédiatement conduit en Angleterre. Cet ordre fut exécuté sans retard dès le retour du comte Clary à Namur. Le soir même, le Prince Impérial arrivait à Ostende, où il couchait à l'hôtel d'Allemagne. Il avait évité Bruxelles et voyagé dans un train spécial ; mais, annoncé partout et partout reconnu, on ne put complètement le soustraire à la curiosité, quelque peu grossière et indiscrète, des foules qui s'amassaient sur son passage. Enfin, le 6 septembre au matin, il prenait passage, avec sa suite, sur le paquebot le Comte de Flandres, qui le déposait à Douvres au commencement de l'après-midi. De là, ayant pris quelque repos, il gagna Hastings oià il ne tarda pas à être réuni à sa mère, qui, après une périlleuse traversée, venait de mettre le pied sur le sol britannique.