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LE PRINCE MORT

D'après un tableau de Protais appartenant à S. M. l'Impératrice,

LA JOURNEE DU i^r JUIN 1879

rober et nul n'est atteint. En se défendant, il met le pied gauche dans un trou : il glisse, et les noirs profitent de ce mouvement pour se rapprocher. Une zagaie l'atteint d'un coup décisif au côté gauche. Il tombe, les Zoulous se précipitent et le percent de toutes parts; tout est fini.... Le combat, d'après eux, n'a pas duré plus d'une minute.

Les Zoulous entourent maintenant le corps du Prince. Ils ignorent quelle place tenait dans le monde l'existence à laquelle ils viennent de mettre fin, mais la bravoure extraordinaire du « jeune chef blanc » les a frappés. Ils le déclareront plus tard, lorsqu'on les interrogera et qu'on obtiendra d'eux les détails qui précèdent. Les sept hommes qui ont eu une part directe à la mort du Prince, tous présents à la funèbre enquête, excepté Zabanga, qui s'attribuait l'honneur d'avoir porté le coup mortel et qui périt quelques jours plus tard en combattant à Ulundi, diront la même chose et rendront hommage à leur victime. « Quel air, leur demanderat-on, avait ce jeune homme lorsqu'il est tombé ? Ressemblait-il à un bœuf qu'on assomme ? » Et ils répondront : « Non, il ressemblait à un lion ! — Et pourquoi dites-vous qu'il ressemblait à un lion? — Parce que c'est l'animal le plus courageux que nous connaissions ! »

Ils le dépouillent et se partagent ses vêtements ; mais ils n'osent toucher au collier de médailles qu'il porte au cou, soit qu'ils considèrent ces médailles comme des amulettes, soit, plutôt, comme ils le déclareront eux-mêmes, par un sentiment d'admiration pour le jeune guerrier. Ils ramassent, à quelques pas, le sabre du Prince, qu'ils porteront à leur roi Cettiwayo et que celui-ci rendra de lui-même aux Anglais, lorsqu'il saura le nom et le rang du Prince.

Ensuite, ils s'éloignent, laissant le Prince étendu à la place même où il est tombé, au milieu des herbes foulées et piétinées qui portent la trace de son dernier combat. La nuit descend,

soudaine, comme elle l'est dans ces climats ; elle enveloppe le ravin d'obscurité et de silence, jusqu'au moment où la lune se lève et vient effleurer le visage du Prince endormi.

Cependant, Carey a couru jusqu'au camp, suivi de ses hommes, dont l'un a monté le cheval du Prince. La nouvelle qu'il rapporte se répand à travers le camp avec la rapidité de l'éclair et y jette la consternation. Deléage voit lord Chelmsford sombre et bouleversé ; il cherche le lieutenant Carey et le trouve en train de dîner avec le colonel Harrison et un autre officier. Il en obtient à grand'peine quelques informations. On ne sait rien, sinon que le Prince manque à l'appel, ainsi que deux autres hommes et le Cafre qui servait de guide. On l'a vu tomber, et son cheval est revenu sans lui. Peut-être n'est-il que blessé. — Que va-t-on faire ? N'enverra-t-on point à sa recherche? — La chose semble impossible aux officiers : la nuit est noire et rendrait trop dangereuse une telle expédition. « Mais, insiste Deléage, la lune va se lever et la campagne sera presque aussi claire qu'en plein jour. » Son impatience se heurte à un morne silence. Les ordres sont donnés pour le lendemain et, à sept heures, le 2 juin, toute la cavalerie s'ébranle, sous les ordres du général Marshall. C'est le capitaine Molyneux, aide de camp de lord Chelmsford, qui va raconter les événements dans le rapport qu'il fut chargé d'adresser à son chef :

« Au camp, entre Incenci et Itelezi, 2 juin 1879.

« Mylord, « Conformément à vos instructions, j'ai accompagné ce matin la cavalerie commandée par le major-général Marshall pour rechercher le corps de Son Altesse le Prince Impérial. Le chirur-

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gien-major Scott, le lieutenant Bartle Frère et les domestiques

de Son Altesse Impériale étaient avec moi

Nous nous sommes rendus d'abord au kraal où

avait eu lieu l'attaque et nous fîmes bientôt la

découverte des corps des deux soldats de la cavalerie de Natal. A neuf heures, le capitaine Cochrane attira mon attention et celle du chirurgien-major Scott sur un autre corps au fond d'un donga, qui, après examen, fut reconnu comme celui de Son Altesse Impériale.

« Il se trouvait à 200 3^ards en\'iron au nord-est du kraal. Le corps était entièrement dépouillé, à l'exception d'une chaîne d'or, avec des médaillons, qui était encore à son cou. Son sabre, son revolver, son casque et ses autres vêtements avaient disparu, mais nous avons trouvé dans l'herbe ses éperons avec leurs courroies, et une chaussette, marquée N.... « Le corps avait dix-sept blessures, toutes par devant, et les marques sur le sol, comme sur les éperons, indiquaient une résistance désespérée. A dix heures, un brancard ayant été formé avec des lances et des couvertures, le corps fut porté hors du donga par des officiers : le major-général Marshall, le capitaine Stewart, le colonel Drury-Lowe et trois officiers du 17^ lanciers, le chirurgien-major Scott, le lieutenant Bartle Frère, et moi ; M. Deléage, correspondant du Figaro, a réclamé l'honneur de se joindre à nous : ce qui lui a été immédiatement accordé. »

A onze heures, un fourgon d'ambulance recevait le corps du Prince et le ramenait au camp, où fut célébrée une cérémonie imposante. Ici, je donne la parole à M. Deléage, qui en fut le témoin :

« La cérémonie funèbre eut lieu en face du camp.... Je n'oublierai jamais ce simple canon de campagne, sur lequel, enveloppé de cette seule couverture dont nous l'avions couvert le matin même, se trouvait fixé le corps du Prince ; il avait fallu

une mort princière pour déranger ce canon de la ligne de défense, et on pouvait encore apercevoir, le long de l'enceinte du Laager, le trou béant qu'y laissait son absence.

« Et le cortège ! Autour du corps, les officiers du Royal- Artillery, c'est-à-dire presque tous les compagnons d'études du Prince, et, plus loin, s'appuyant tristement sur sa canne, les yeux rouges et le cœur plein d'amertume, ce général infortuné pour lequel aucun malheur ne voulut rester ignoré depuis le jour de son arrivée dans le sud de l'Afrique ; et puis, à quelques pas de lord Chelmsford, les officiers d'état-major du général, les camarades de la veille, cette famille militaire du Prince, la seule famille qui pouvait le pleurer à l'instant même de ces premières funérailles.

« Et, de chaque côté, ces deux lignes rouges de vieux et de jeunes soldats, appuyés, fixes et immobiles, sur la crosse de leurs fusils, les uns pensant à tous ces compagnons d'armes dont la terre du Zululand avait déjà dévoré le sang ; les autres épouvantés de voir, à leurs premiers pas sur cette terre inculte, tomber tant de choses sous l'assagaie d'un Zoulou.

« Pour moi qui, seul dans ce triste cortège, avais le privilège civil de marcher tête nue, en voyant à notre passage le drapeau de l'Angleterre se courber lentement jusqu'au sol, en signe de salut royal, devant ce cadavre qu'enveloppait le drapeau tricolore, je songeai combien auront à se repentir ceux dont les outrages poussèrent ce malheureux Prince à faire preuve de virilité et de force, même au prix de son sang, alors que l'Histoire saura dire que, sur cette terre lointaine, le dernier des Napoléons (i) sut encore faire honorer, par sa mort même, le drapeau de la France.

« Le cortège s'arrêta au centre du carré que formaient les

(i) M. Deléage se trompait : il n'aurait eu qu'à lire le testament du Prince pour y voir qu'il y avait, qu'il y a encore des Napoléons.

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troupes, et l'aumônier catholique dit les prières des morts. Puis, à la lueur de l'incendie des prairies, allumé sur les collines voisines, le corps fut transporté jusqu'aux tentes d'ambulance et livré aux médecins du camp. »

Là, sous la direction du docteur Scott et avec les faibles moyens dont on pouvait disposer à cet égard, le corps fut embaumé, de façon, du moins, à assurer sa préservation pendant le voyage de retour vers l'Europe. L'opération se prolongea jusqu'à quatre heures du matin. La dépouille du Prince fut alors soigneusement enveloppée, puis placée dans une boîte de zinc, fabriquée à la hâte. Un cercueil est un luxe inconnu chez une armée qui fait campagne si loin de la métropole : les soldats du génie en firent un de leur mieux avec des caisses de thé ; cette bière provisoire devait être remplacée par un cercueil plus convenable dès qu'on serait en pays civilisé.

A sept heures et demie, le camp était levé et l'armée entière se mettait en marche pour une seconde étape. Trois quarts d'heure plus tard, tournant le dos à ces champs de bataille où il avait rêvé de jouer son rôle, le Prince quittait cette place qui avait été le camp d'Itelezi et qu'il avait traversée, moins de quarante-huit heures auparavant, plein de jeunesse, de gaîté et d'espérance. Le fourgon d'ambulance qui l'emportait était accompagné de M. Deléage et des deux serviteurs du Prince, Lomas et Brown ; il était escorté d'un peloton du 17e lanciers, que commandait le lieutenant Jenkins. Ce funèbre cortège prit le chemin que le Prince avait sui\'i avec l'armée et repassa par Koppie Allein, Landman's Drift, Utrecht, Dundee, Ladysmith. A Maritzburg, l'arrivée du corps donna heu à des manifestations de douleur auxquelles s'associèrent le peuple et la garnison. Le cercueil fut ouvert et le malheureux Uhlmann eut à remphr le cruel devoir d'identifier les restes de son jeune maître ; à partir de ce moment, il ne le quitta plus. A Durban, mêmes honneurs

militaires, même deuil public qu'à Maritzburg. Le corps fut placé, par les soins du commodore qui commandait la station navale, à bord de la Boadicea et conduit par ce navire de guerre au Cap, où il fut transféré sur un autre vaisseau, VOrontes, où prirent passage un prêtre catholique et un officier, chargés d'accompagner le corps jusqu'en Angleterre. Avant le départ, qui eut lieu presque immédiatement, une cérémonie solennelle réunit sur le pont de VOrontes les principaux dignitaires de la colonie, en tête desquels figurait le haut commissaire, sir Bartle Frère, dont le fils avait été un des compagnons d'armes du Prince.

Les débats de la cour martiale, chargée d'apprécier les événements du ï^^ juin et la responsabilité qui revenait au lieutenant Carey dans le douloureux résultat de cette journée, s'ouvrirent vers le milieu de juin, dès que les opérations actives laissèrent quelque répit aux troupes de lord Chelmsford. La cour était présidée par le colonel Glyn ; les fonctions d'accusateur avaient été dévolues au capitaine Brander, qui s'en acquitta avec beaucoup de tact et d'énergie. On entendit les dépositions des quatre survivants de l'action : Willis, Grubb, Cochrane et Le Tocq. Leurs témoignages étaient pleinement d'accord sur tous les faits qui avaient précédé la surprise et permettaient de suivre la petite troupe dans tous ses mouvements jusqu'à l'instant où les noirs étaient sortis de la brousse en criant et en faisant feu sur les Anglais. A dater de cette minute, les différents récits, tout en se confirmant sur les points essentiels, présentaient certaines contradictions de détail, faciles à expliquer, soit par le trouble inévitable dans une telle alerte, soit par le désir de se disculper d'une part de solidarité dans la responsabilité qui pesait

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sur leur chef. Cependant, des faits importants se dégageaient de toutes ces dépositions : l'absence de toute précaution pendant la halte au kraal, la fuite sans ordre et sans direction ; nul effort pour rallier les hommes et revenir au secours de ceux qui étaient restés en arrière.

Ces faits devenaient autant de chefs d'accusation contre Carey. Mais le plus grave de tous, peut-être, parce qu'il avait été la cause initiale de ceux qui avaient suivi et les avait, en quelque sorte, engendrés, c'était le choix de ce lieu fatal pour la halte. Aussi Carey, qui se défendait avec beaucoup de sang-froid et d'assurance, s'efforça-t-il de soutenir que ce n'était pas lui, mais le Prince, qui commandait pendant la journée du 1^^ juin. A cette assertion, l'accusation opposa le témoignage du colonel Harrison qui la réduisait à néant. Pas n'était besoin d'invoquer la question d'ancienneté ou la supériorité du grade : des deux hommes, un seul était officier anglais, un seul avait le droit de commander et cet homme-là était Carey. L'accusé maintint qu'il s'était cru obligé, eu égard au nom et au rang du Prince, de déférer à tous ses désirs comme à des ordres et de lui laisser, non seulement les gestes, mais la réalité du commandement. Cette thèse, si elle avait été admise, eût fait peser sur l'infortuné Prince une certaine responsabilité morale, à défaut de la responsabilité légale placée tout entière sur les épaules de Carey. Était-ce juste ? L'accusé savait bien que non, car, à ce moment, une lettre, écrite par lui le soir même de l'événement, réfutait d'avance sa propre insinuation : « Je ne puis être blâmé que pour le choix du camp ». Devant la cour martiale, l'assertion produite par Carey ne pouvait être sérieusement discutée. Elle ne justifiait point l'accusé, mais elle laissa un doute dans l'esprit des juges et on verra tout à l'heure à quoi ce doute aboutit.

En ce qui touche la surprise et les faits qui l'avaient immédiatement suivie, il ne pouvait y avoir deux opinions. Les officiers

qui composaient la cour et qui avaient l'expérience de ce genre de guerre, étaient disposés à admettre le sauve-qui-peut de la première minute, mais il n'en était pas un, je crois, parmi eux, qui, placé dans les mêmes circonstances que Carey, n'eût essayé de rallier ses hommes et de faire au moins une démonstration en faveur des compagnons disparus, quand même ceux-ci eussent été du rang le plus humble. Si l'on considère l'inégalité de situation entre quelques hommes bien montés et bien armés, d'une part, et une foule de sauvages à pied, qui ne savaient point se servir de leurs armes à feu et qui avaient, probablement, épuisé leurs munitions, on comprendra que ce retour était possible et que, dans ce cas, le Prince et le soldat Abel eussent probablement été sauvés.

L'idée d'un tel retour ne s'était pas présentée un instant à l'esprit de Carey, car il avait galopé jusqu'au camp, sans savoir s'il laissait derrière lui le Prince vivant, mort, ou seulement blessé. « J'ai toîd fait, osa-t-il dire, pour sauver le Prince », et l'accusateur lui répondit : « Vous n'avez absolument rien fait ». Les juges endossèrent cette parole accablante qui restera le verdict de l'histoire. En conséquence, et' sous réserve de l'approbation du commandant en chef de l'armée britannique, Carey devait être cashiered, c'est-à-dire dépouillé de son grade. Après avoir prononcé cette condamnation, les mêmes juges signèrent ou, pour être tout à fait exact, le colonel Glyn, président de la cour martiale, signa en leur nom un recours en grâce, motivé par diverses considérations. D'une part, ils accordaient au condamné le bénéfice de cette situation équivoque qui faisait d'un prince le subordonné d'un simple officier, dans un milieu et dans un temps où le rang gardait encore tout son prestige.

A ce propos, j'ai le devoir de faire remarquer que le Prince n'avait jamais rien fait pour encourager cet étrange malentendu. Il ne voulait pas être traité en fils d'Empereur, mais en simple

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combattant, à quelque titre que ce fût, et il donnait, en toute circonstance, l'exemple d'une obéissance absolue à ses chefs, d'un inviolable respect pour la discipline. Le journal inédit de Bettington en contient des preuves indéniables. Au camp, il se contentait volontiers d'une de ces tentes-abris dont le régulier Anglais ne veut point user et qu'il abandonne aux volontaires. Au cours de la reconnaissance du 14 mai, comme on lui avait réservé une chambre dans une ferme, il refusa d'y entrer et alla s'étendre dehors sur la terre, à côté de ses camarades.

De même qu'on le voit recevoir des ordres de Buller, de Harrison, de Bettington, il se fût incliné devant l'opinion de Carey, quelle que fût sa conviction intime sur l'insuffisance de cet officier au point de vue militaire. D'ailleurs, quel besoin ou quelle curiosité eût porté le Prince à descendre des hauteurs vers le kraal ? Rien ne l'indiquait, tandis qu'un intérêt évident appelait Carey vers les points restés douteux sur ses cartes, afin de trouver, dans les lieux bas et marécageux, un passage pour l'artillerie et les équipages.

On le voit, bien précaire, bien incertaine était l'excuse invoquée par l'accusé. Elle couvrait une faute grave par une erreur de jugement, — en donnant aux choses l'interprétation la plus favorable qu'elles pussent recevoir, — et la cour faisait preuve d'une indulgence extrême en y voyant une circonstance atténuante. Un autre considérant du recours en grâce, c'était l'insuffisance de l'escorte, insuffisance qui rendait la résistance très difficile, après comme avant la surprise. Mais qui était responsable pour cette insuffisance, sinon Carey lui-même, qui, partagé entre sa vanité et ses craintes, n'osait plus s'entourer du personnel nécessaire, depuis qu'on avait raillé sa prudence, le jour où il avait emmené tout un escadron en reconnaissance ? Que si l'on voulait exonérer Carey de sa responsabilité à cet égard, il fallait la faire remonter jusqu'au colonel Harrison. Cet officier avait

confié une tâche dangereuse au Prince, sans en aviser son général ; il était à Itelezi au moment où le Prince avait traversé l'emplacement du nouveau camp. Il avait pu constater par ses propres yeux combien était misérable le petit contingent auquel était remise la garde de cette précieuse existence. Et il les avait laissé partir ! Ce n'est pas tout : la veille, il avait négligé d'expédier à temps l'ordre qui devait assurer au major Bettington lui-même la mission dont Carey restait chargé et dont le brave et habile major se fût acquitté tout différemment. J'ai eu le cœur douloureusement serré en lisant dans son journal ces mots : « Si j'avais été là, je l'aurais sauvé ou j'y serais resté avec lui ». J'ajouterai encore que Bettington ne marchait jamais sans avoir avec lui ses Basutos montés, admirables éclaireurs et habiles à déjouer les surprises. Ainsi, bien que le colonel Harrison n'ait paru que comme témoin dans les débats de la cour martiale, il me semble qu'il devait partager avec Carey certaines responsabilités.

Quoi qu'il en soit, Carey fut aussitôt acheminé vers la côte pour être, de là, transféré en Angleterre et mis à la disposition du duc de Cambridge, auquel était réservée la décision finale en cette affaire.

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