XL. pesé
. Mais les peuples, depuis les siècles les plus reculés, travaillent ‘à la construction Fune autre Tour de Babel, qui n'aura certainement tira plus le funeste résultat de séparer les hommes. On connait le but | c
Tu
vrimitif de la Tour dont parle la Bible, Les | constructeurs voulaient élever un monument 18 qui leur permit de franchir la distance qui les:séparait de Dieu. Les peuples ont compris le côté positif de cette métaphore. Ils | construisent une tour de granit, à. ARR 4:
chaque sièele apporte sa: pierre.
Tôt.ou tard, vous la verrez monter jus- 4 qu'au sommet de la science, où l'intelligence 4! humaine tend à s'élever. Aucun nuage | n’obscureira plus la vue, l'œil: traversera l’espace, et la langue ne sera plus un obsta- | cle; car chaque “idée aura son interprète universel. | Ce n’est pas un rêve que je fais: rien n’est plus indubitable. La civilisation m0oderne a donné un vigoureux coup de. main aux,ouvriers courageux qui travaillent à. ce monument.
Süuivez-moi dans tous les pays et vous verrez: que tous. les développements de la science deviennent communs à tous les. peuples civilisés. Qu'une découvertese fasse,
‘un livre se publie quiisoit le fruit d’une
Re ee AR ÉGLEE 9 Sn AE + EN AE Le me | et
: Ad oem me pe ee
SR DER ee Der VE MMA AMEN BIG Or MU I SE CNE à
LE org ES CS Smet AND Tan NT à ii
eg
se ei made AB: à di
ne ee
haute intelligence, le tout aurait-il lieu en Chine, l'Univers en aura bientôt connaissanc?. Une étincelle qui s'échappe du maillet de l’ouvrier intellectuel, embrase le monde et l’éclaire. L'intelligence ne connaît plus de distances. Une nationalité universelle unit l'esprit de tous les peuples. L'idée est commune, elle passe d’un pays à un autre, s'implante et fructifie. Son interprète est la langue. Aussi combien sa tâche est facile aujourd’hui ! Dans les sciences, comme dans la politique, les peuples s'entendent et se comprennent. Voyez aussi combien cet interprète est peu de chose, car il change suivant les temps et les circonstances.
Depuis que le monde est monde, nous ne pouvons pas constater une seule langue pratique, qui aît traversé les siècles en se conservant intacte jusqu’aujourd'hui. C’est une assertion importante à l'appui de mes idées, qu'il est ridicule de s'attacher à une langue,
our protéger l’existence éternelle des nationalités. La langue n’est que l'intermédiaire de la pensée humaine, et on ne doit s’y
st »-
tir BE st
attacher qu'à raison des services qu'elle rend à celle-ci. Jamais on ne peut considérer comme élément d’une nationalité la langue d’un peuple. Encore bien moins le sang, qui, dans les temps modernes, change constamment. Il n’y a plus de ces obstacles insur-
montables contre le croisement des races:
Voyez la France, qui permet les mariages de toute sorte, et mêle quotidiennement le sang particulier des familles. La France n’est cependant qu’un exemple, auquel je rattacherais celui de presque tous les pays du monde.
Quant à l'argument qui 80 sert de la religion comme bâse d'une nationalité, je crois pouvoir le réfuter victorieusement en prouvant que la tolérance religieuse est partout.
Rome se débat dans l'intolérance, et elle est loin de fournir un exemple bien flatteur aux siècles présents ou futurs. |
La France, toute catholique qu’elle paraisse, couvre de son égide protectrice tou-
, If {1 ‘n ME ta ' t! 1!
È le Î € A4.
Î th !
IF | PR : {F8 Hits EU
rm g sr
a TES De An 06e PE RME Ce RRQ. Dre RO AA do PR Rs ne
pores
PCR EE 5 dm Ta
er ACTE
ER
DT
tes les religions existantes. HKlle n’en est pas moins nationale, ou plutôt il serait plus exact de dire qu’en agissant ainsi elle comprend mieux le principe des nationalités.
Les religions commencent à fraterniser d’une manière indirecte, il est vrai, mais qui tend à devenir un fait évident, L’affaire Mortara a soulevé : l'indignation de tous les hommes religieux de l'univers. (Comparez cette indignation à l'intolérance des derniers siècles, et demandez:vous si les religions ne tendent pas toutes à vivre en harmonie les unes avec les autres. Il n’y a qu'un Dieu à haut et toutes les divergences d'opinions ne se rapportent qu’àla manière de l’adorer,
Ce serait donc s'opposer au progrès, qui
se fait dans la fraternité des religions, que de chercher à former des nationalités distinctes, ayant pour bâse une religion : spéciale. Mais on ne s'oppose pas à la marche du progrès sans souffrir et sans être menacé. Les révolutions qui ont agité le monde ont” toujours eu pour causes les obstacles mis à la marche du progrès,
Aussi.en Canada est-il impossible d’espérer que la nationalité soit entièrement composée des catholiques d’un côté, et des protestants de l’autre. Nous sommes con-
damnés, surtout dans le Bas:Canada, à
vivre côte à côte avec tous les religionnaires possibles. Donnerons-nous aux protestants de préférence aux catholiques,
ou vice vers@, une existence plus forte, plus légale et plus favorisée ? Certes, ce serait le comble de l'injustice. La chose n’est pas
praticable. Il ya donc danger de chercher à constituer dans le Bas-Canada une nationalité canadienne, bâsée sur la religion catholique exclusivement et sur la langue française. Vous ne forcerez pas les protestants à se courber sous la suprématie des catholiques, pas plus que vous n’obligerez les français à baisser la tête sous l’arrogance des anglais. On parle de la majorité des canadiens- français dans le Bas- Canada. C'est un fait assez contestable, non pas au point de vue direct du nombre, mais au
Eu © ue
pu de vue de la force. N'est-ce pas oulier les remontrances que nous avons faites au Haut-Canada, lorsqu'il froissait les opinions religieuses de ses habitants catholiques, que de chercher à humilier la minorité des protestants dans le Bas-Canada ?
Il serait égoïste de revendiquer pour nus ce que nous refusons aux autres.
Il ya donc plus d'harmonie, plus de tranquilité, plus de bonheur à attendre de l'union des protestants et des catholiques.
Par union, je ne veux pas dire ressemblance d'opinions, de croyances, mais simplement tolérance. Je ne veux pas dire que les uns doivent faire des concessions aux autres, mais qu'ils se reconnaissent entr'eux le droit d'exister,
C’est une. ambition infâme à mes yeux que de chercher à former, nous canadiensfrançais catholiques, une nationalité à part au détriment des protestants, des juifs, etc., qui auront de leur côté les mêmes droits de former une nationalité distincte.
me Î 5 me
Nous n’avons pas été placés ici par le fait d’une idée préconçue, mais bien par la force des circonstances, ou plutôt de la destinée, Dieu n’a pas voulu que le Nouveau-Monde constituât des milliers de tribus, divisées les unes d’avec les autres et condamnées à une éternelle faiblesse en vivant éternellement séparées.
Je trouve bieu audacieux le journal qui est venu nous dire sans rougir que la providence préparait tous les jours d’une manière plus évidente le règne de la monarchie sur le Nouveau-Monde, voulant par là mettre en principe que tôt ou tard le Nouveau-Monde se diviserait pour donner des bribes de royauté à quelques flâneurs princiers de l’Europe.
Nous sommes loin d'admettre cet ordre d'idées ; nous croyons au contraire que le Nouveau-Monde se démocratise de plus en
lus.
è Le Mexique n’a accepté Maximilien que par torce et non par volonté. Ilest étran-
" à {l } ES À |
Re CE le Et ee in ee 2
Le ere mr I ri mt
LS
RL he A
Pr
RE EEE ET
So D, D NN
> mer RARES RTE Le « se" #2
OS on SEE nr