‹ Le Principe Hiérarchique Dans l'Administration FrançaiseChapitre 17 sur 71 · DATÉE · texte numérisé non relu

DATÉE

une forte centralisation. Gette foi, un peu naïve, dans la vertu civique de tous les Français s’expliquait, à cette époque, où l’avènement prochain de l’âge d’or était encore attendu : elle n’est plus de mise aujourd’hui.

L'unité et la force des pays ne peuvent être assurées que par une puissante organisation administrative, faisant sentir, aussi bien aux pouvoirs locaux, qu’aux fonctionnaires de carrière, les effets du principe hiérarchique.

Il y eut un revirement excessif avec la Constitution du Consulat, qui supprimait en réalité les pouvoirs locaux.

On sait comment la centralisation à outrance établie par la loi du 28 pluviôse de l’an VIII, amena un mouvement de réaction dans le cours du dix-neuvième siècle.

La Monarchie de Juillet rendit électifs les conseils municipaux (loi du 31 mars 1831), et les conseils généraux (loi du 22 juin 1833); en même temps, on augmentait le pouvoir de décision de ces assemblées locales (loi du 18 juillet 1837 et du 10 mai 1838).

Ge mouvement, un instant arrêté dans les premières années du second Empire, reprit avec l’Empire libéral, qui augmenta les pouvoirs des conseils municipaux et généraux (lois des 18 juillet 1866 et 26 juillet 1867).

Mais, c’est sous la troisième République, qu’on est

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