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« quatrième pouvoir (1) trouve son expression dans « le service civil, dont la réforme implique une admi- « nistration fixe des affaires.
« En d’autres termes, le peuple commence à « apprendre qu’il est plus aisé, et moins coûteux de « changer le gouverneur, les membres de la législature « et les juges, que de changer le corps des agents de « l'administration publique, qui, pratiquement, font le « travail du gouvernement.
« Sans aucun doute, nous tendons à la permanence « de la force administrative dans le gouvernement ».
Ainsi, l'Amérique se met à envier, à son tour, notre administration régulière et traditionnelle. Elle désire, dans ce pays neuf, une organisation permanente et professionnelle dont l’action se continue intacte parmi les luttes des partis.
Ce substratum administratif, le développement
normal de notre droit nous l’a donné en France.
E. — Honnélelté.
Une hiérarchie bien organisée, en limitant les ambitions démesurées et en stimulant la bonne volonté ne peut qu'être favorable aux fonctionnaires honnêtes qui constituent l’énorme majorité de l’administration française. |
Du sommet de l’échelle au bas, se rencontrent des
administrateurs modestes et laborieux, instruits et
(1) L’admainistration,
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pénétrés de zèle envers les intérêts publics. C’est une immense armée, pleine de bonne volonté et de dévouement, qu'il suffit de savoir diriger et encourager.
Fruit d’une longue tradition, l'esprit hiérarchique de l’administration française a profondément marqué le pays tout entier.
2e $. — ÉLOGE DE L'ADMINISTRATION FRANÇAISE.
Sous le Consulat et le premier Empire, nous voyons une régularité parfaite régner dans les divers services administratifs, puissamment organisés par le génie centralisateur de Napoléon. Les régies financières notamment, ont reçu une si forte empreinte de ce génie, qu'aujourd'hui encore, elles sont restées pénétrées de l’esprit hiérarchique qui tend à abandonner d’autres administrations. Le ministère des Finances ressemble, plus que tout autre, aux ministères de l'Empire.
L'administration française fut également fort régulière sous la direction du baron Louis, de M. de Villèle et du Maréchal Gouvion-Saint-Gyr. Elle sut résister à l’ingérence naïssante du pouvoir parlementaire : le baron Louis fermait la porte de ses bureaux aux députés et jetait au feu leurs lettres ! La mesure peut paraître excessive, mais que de ministres d’aujourd’hui se prennent à regretter cet heureux temps.
Après 1830, un vif mouvement se produisit dans