Cap. xiii , p
3. Materiam non esse tantum naturae vitalis capacem sed et actn vivam (cap. xvr. p. 217).
Un contemporain de Glisson, Franz-Mercure Van Helmont qui, comme lui, a combattu la matière morte de Descartes, a aussi soutenu que tout corps était doué non-seulement de vie, mais de connaissance et d'amour au plus bas degré. (Voiries principes de sa philosophie, dans lesOpusculo pkiiosophwa . Àmst., 1090.)
cipit/se amattueri riititur1. 11 semble que nous soyons revenus au De sensu rerum de Carapanella.
Cependant Glisson ne confond pas ces facultés imparfaites de la nature avec les facultés correspondantes de l'homme, ou même de l'animal, c'est-à-dire avec le sens, avec la volonté, avec le libre arbitre. La faute de Campanella, suivant lui, est précisément d'avoir fait cette confusion. Le sens de l'animal s'exerce parunorgane, la perception qui se trouve dans la nature n'en a pas; le sens ou la sensation se replie sur elle-même et contemple son objet, la perception est simple, sans aucun retour sur elle-même, elle ne distingue pas son acte de son objet, elle n'a pas le pouvoir qu'ont les sens de détourner ou de suspendre son action, elle agit infailliblement, mais nécessairement 2. La perception que Glisson attribue à la nature n'est donc qu'un aveugle instinct qui la pousse à agir en tel ou tel sens.
Mais cette vie et ces facultés de la nature, quelque imparfaites qu'elles soient, n'en sont pas moins, suivant Glisson, la racine et le fondement unique d'une vie et de facultés d'un ordre plus élevé, delà vie et des facultés des âmes végétatives et des âmes sensitives. C'est cette vie première, universelle et impérissable de la nature, cette perception générale et simple., dont elle est douée qui, en se modifiant, en se redoublant ,
!. Cap. vi, 90. Il dit dans la préface: Primo itaque percipit primo appétit, primo movet, quatenus per se subsistit... Omnis enim operatio est vel perceptio, vel appetkus, vel motus. Cum ergonatura substantiae per se subsistentis sit energetica, seu primum principium operandi, est quoque percipiens, appetens et moyens cl conseguenter primum quoque vivens.