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donné la raison à cette âme par une opération particulière ou (si vous voulez) par une espèce de transcréation1. )) Mais il dit ailleurs, plus en conformité avec l'esprit général de sa métaphysique, qu'il incline plutôt à se passer du miracle clans la génération de l'homme et des animaux, en concevant que, dans ce grand nombre d'âmes ou de corps organiques vivante qui sont dans les semences, les âmes seules destinées à parvenir un jour à la nature humaine, enveloppent la raison qui y paraîtra un jour \
Que Leibniz élève l'âme à la raison par quelque moyen naturel, ou par une opération particulière de Dieu, dans les deux cas, il est certain qu'il n'entend pas qu'une nouvelle âme, purement sentante, vienne s'ajouter h une autre âme purement végétative, comme le veulent les duodynamistes, mais que c est une seule et même âme qui, en devenant raisonnable, ne cesse pas de remplir les fonctions d'âme sensitive et végétative. S il est essentiel à l'âme humaine, dit-il, dans ses remarques sur la Th'eorià medica cera de Stahl, de penser et de vouloir, elle a en outre des opérations qui lui sont communes avec l'âme des brutes : essentialis fateor animée humanœ operatio est rationem et voluntatem exercere, sed alias pra^terea operationes exercet cum animabus brutorum3. Voilà donc encore un grand philosophe spiritualisme, qui ne craint pas de ravaler l'âme en lui attribuant