‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 106 sur 189 · No u veaux Essa ts . ii v . Il, eh ap . i · texte numérisé non relu

No u veaux Essa ts . ii v . Il, eh ap . i

moins, échappent a l'âme, quoique cependant elles apparaissent réellement dans la conscience? « Je tiens, dit Leibniz, qu'il se place quelque chose dans l'âme qui répond à la circulation du sang et h tous les mouvements des viscères dont on ne s'aperçoit pourtant point, tout comme ceux qui habitent près d'un moulin à eau, ne s'aperçoivent pas du bruit qu'il fait \ )>

Quel est ce quelque chose qui répond dans l'âme à la circulation du sang? Si, au langage de l'harmonie préétablie, nous substituons le langage ordinaire, cela veut dire que nous avons la conscience d'une énergie qui produit la circulation du sang et tous les phénomènes de la vie. Pour Leibniz en effet, d'après le principe qu'aucune monade ne peut agir sur une autre, il ne saurait y avoir, comme il le dit ici, que quelque chose répondant de l'âme au corps ou du corps à l'âme, que des correspondances et point d'action réciproque, non-seulement pour les phénomènes de la vie, mais même pour les mouvements volontaires. Tel est le point de vue duquel il faut juger sa polémique avec Stahl \

Disons quelques mots de cette polémique pour en bien déterminer le véritable objet. La Théorie médicale de Stahl 3 étant tombée aux mains de Leibniz en 1709, deux ans après sa publication, il écrivit

Page 1