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l'objet de leurs études, il n'en a pas été de mêrn** des médecins, quel que fût leur empirisme.
En tous les temps, et dans toutes les écoles, ils ont dû compter en quelque sorte avec la vie, ils ont dû chercher à s'en faire une idée qui pût s'adapter à leurs pratiques médicales et les diriger. Peut-être même s'en montrent-ils aujourd'hui plus préoccupés que jamais, peut-être n'ont-ils jamais si bien compris, que l'idée même de la maladie et du mode d'action des médicaments, que la thérapeutique, dans ce qu'elle a de plus essentiel, dépendent de F opinion qu'on s'est faite des phénomènes de la vie et de la cause de ces phénomènes. Quand on considère l'opposition, non-seulement, dans la théorie, mais dans la pratique, des doctrines pathologiques auxquelles viennent aboutir les diverses conceptions de la nature de la vie, en raison de la part qu'elles font à l'action des forces vitales ou à l'action des organes, on ne peut s'empêcher de croire qu'il s'agit d'une question à laquelle nous sommes tous, jusqu'à un certain point, un peu intéressés.
Depuis l'organicisme, le plus voisin de Tiatromécanisme ou d^ l'iatrochimisme, jusqu'à l'ani-
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misme1, toutes les nuances du vitalisme ont aujourd'hui des organes dans la presse médicale. À propos du mode d'action d'un modeste médica ment, une discussion de quatre mois, sur la force vitale, sur les propriétés organiques ou vitales, sur la possibilité ou l'impossibilité de les ramener aux fois de la physique et de la chimie vient d'avoir lieu à l'Académie de médecine de Paris5.
C'est avec une sorte de prédilection que, depuis longtemps, l'école de Montpellier traite ces hautes questions ; mais elle a dû les agiter de nouveau pour défendre contre de nouvelles attaques son double dynamisme, c'est-à-dire la doctrine de la dualité de l'âme et delà vie, dont elle fait profession. Prise, pour ainsi dire, entre deux feux par le* organiciens et par les animistes, abandonnée par
1. L& Revue médicale, où M. Salés Girons, n'a pas cessé de défendre avec beaucoup de verve, de zèle et de talent la cause de l'animisme. Citons aussi Y Art médical, sous la direction de M. le docteur J.-P. Tessier.
2. La discussion s'est engagée, au mois de mai 1860, à propos d'un mémoire de M. le docteur Pize sur l'emploi du perchlorure de fer dans le traitement du purpura hœmorragica, et du rapport de M. Devergie sur ce mémoire. (Voir le Bulletin de V Académie de médecine, t. XXV.) Une longue discussion sur le vitalisme a eu lieu à la même Académie en 1855, à l'occasion du traitement de la variole et de la nomenclature médicale de M. P lorry. (Bulletin de f Académie de médecine, t. XX.)