XII PRÉFACE
quelques-uns des siens, troublée même par quelques théologiens dans ses anciennes prétentions à l'orthodoxie, elle a redoublé d'efforts, elle a paraphrasé Barthez dans tous les sens, pour la défense de ce principe vital séparé, de cette seconde âme, qui est comme une sorte de fétiche, auquel elle semble vouloir attacher sa destinée1.
Avec la bonne renommée d'une doctrine spiritualiste, l'école de Montpellier vivait, depuis bien des années, en paix avec l'Eglise, quand le P. Ventura est venu brusquement lui chercher querelle au nom de la théologie. Il a rappelé les déci sions des conciles œcuméniques qui ont consacré l'animisme d'Aristote et de saint Thomas, décisions singulièrement tombées en oubli, même parmi les théologiens2; il a lancé l'anathème sur la doctrine
i. Indépendamment des derniers ouvrages de M. Lordat, il faut citer divers travaux de M. Jaunies, De t'âme et du principe vital, Montpellier , i 858 ^ qui est une réfutation de mon mémoire Ae Y Unité de Vàme pensante et du principe vital et 17»trodmtion à la philosophie médicale (juillet 1860). Peu de temps avant sa mort , le savant et vénérable M. Richard de Laprade a lu à l'Académie de Lyon un mémoire où il prenait contre nous la défense de Montpellier. Son fils , membre de l'Académie française, a publié ces dernières pages de son père, sous le titre A' Animisme et vitalisme (Méiresmo de V Académie de Lyon, classe des lettres, année 1860.)
'L Voir les félicitations publiqiiemenl adressées h M. Lordai