Amphitryon. IV acte
2. C'esl le nom d'une hérésie attribuant à .Jésus-Christ une seule
Concluons que, si l'homme n'est pas tout ce qu'i] est, s'il ne fait pas tout ce qu'il fait, parla vertu d'un principe ou d'une forme unique, nous ne sômmespas un être véritable, sunplicitcr, unum per se, mais un être par accident, formé par le rapprochement d'éléments étrangers, une légion, et non un individu, une sorte de monstre semblable h celui que nous dépeint Virgile :
Nascenti cui très animas Feronia mater, Horrendum dictu! dederat l.
Nous adresserons à nos adversaires le même reproche que Sénèque à certains stoïciens, qui avaient imaginé de faire de la force, de la tempérance, de la justice, de toutes les vertus, des êtres à part : nous nous faites l'âme de telle façon qu'elle ressemble à l'hydre ayant plusieurs tètes, dont chacune combat et mord pour son propre compte ; talem ergo nobis facem animi proponitis qualis est hydrae multa habentis capita, quorum unumquodque per se pugnat,,par se nocet
Si l'unité de l'univers a de tout temps victorieusement témoigné contre le manichéisme, combien plus encore l'unité de la nature humaine contre cette autre espèce de manichéisme, qu'on voudrait introduire dans notre essence même !
nature. Cette hérésie , selon M. Lovdat , offre une grande analogie avec l'animisme, qui est le monothélisme dans l'homme.