‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 15 sur 189 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

de deux âmes dans l'homme, l'une pour la vie, l'autre pour la pensée. Au nom de la doctrine thomiste, et au nom de la foi, qu'il ne sépare pas l'une de l'autre, le célèbre prédicateur italien a déclaré la guerre avec une singulière vivacité, dans ses livres, et même dans ses sermons, au double dynamisme humain de Montpellier, non seulement comme à une doctrine erronée en philosophie, mais comme à une doctrine erronée en la foi. Ainsi attaquée, l'école de Montpellier a jeté les hauts cris ; elle a protesté contre cette intervention de la théologie, contre ces anathèmes, à propos d'une question purement scientifique1. Peut-être serions-nous plus disposé à lui donnerraison, si elle ne s'était pas elle-même si souvent vantée de sa prétendue orthodoxie, si ellemême n'avait eu si souvent à la bouche des noms d'hérésie pour qualifier les doctrines de ses

-ur l'excellence de sa doctrine, par M. Thibault, évèque de Montpellier [Montpellier médical, juillet, 1860).

1. M. Lordat a répondu au P. Ventura dans un ouvrage intitulé : Réponses à des objections faites jcontre le principe de la dualité du dynamisme humain, in-8°, 1 854. M. l'abbé Flottes, dans une courte brochure, Montpellier, 1859, a entrepris de prouver que les deux opinions étaient libres et ne portaient, ni l'une ni l'autre, aucun préjudice à la morale et à la religion.

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