‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 144 sur 189 · L'AME N'EST PAS LE MOI · texte numérisé non relu

L'AME N'EST PAS LE MOI

La volonté elle-même ne serait pas une Idjrçife plus ftxe que la conscience. On voit quelques individus, soit pur l'exercice, soit par quelque particularité d'organisation, accomplir ou suspendre volontairement certains mouvements, sur lesquels la volonté n'a aucune prise chez la plupart des autres hommes. Ainsi, selon Muller, certains individus parviennent h faire agir les muscles auriculaires avec le muscle épicrânien, et le crémaster avec les muscles du bas-ventre1. Les muscles crémaster, interne du marteau, palpébral, dont la contraction est, en général, en dehors de l'influence de la volonté, peuvent, selon M. Longet, se contracter volontairement par le fait de l'exercice2. Ne trouve-t-on pas même, dans divers auteurs, des exemples d'individus doués du pouvoir de suspendre à volonté, pendant un certain temps, le mouvement du cœur3? Ce qui, chez l'un, est du ressort du principe vital serait-il donc, chez l'autre, du ressort de l'âme pensante? Combien n'est-il pas plus naturel, comme le dit M. Tissot, de croire que l'agent de la période de l'intelligence et de la volonté est le même que celui de la période instinctive, que c'est la même âme qui tantôt sait, et tantôt ne sait pas, qui tantôt veut, et tantôt ne veut pas, oe qui se passe au dedans d'elle-même, et ce qui est également un produit de son activité 4 !

la Manuel de physiologie, t. II, chap. v, des lois de l'action et de la propagation dans le nerf grand sympathique.

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