Principes, Ve partie
3. De la connaisscuvx de Dieu et de soi-même, ch. ic'r. i. A/dhropoio(jff, § 15,
division, d'après Hamilton, serait aujourd'hui généralement admise en Allemagne.
Ce sensus vagus est le sens de la coexistence de l'abbé de Lignac, sens qui rayonne, dit-il, du dedans au dehors, qui est constamment en exercice connue celui de l'existence personnelle elle-même, avec lequel il semble indissolublement lié, et qui nous avertîl continuellement de la présence du corps, de la distribution des organes et d'un nombre infini des parties de notre machine1.
Maine de Biran incline aussi à admettre un sens vital : (( on pourrait, dit-il, colliger l'ensemble des impressions immédiates sur les organes intérieurs essentiels à la vie sous le titre commun de sens vital qui embrasserait tous les modes de notre sensibilité intérieure, comme celui de l'eflbrt comprend tous les modes de notre activité ou motilité volontaire2.»
De Maine de Biran jusqu'à nos jours, le sens vital, banni de la psychologie française, a trouvé asile chez quelques physiologistes qui ont étudié plus attentivement les rapports de l'âme et du corps, et auxquels il n'a pas échappé que, sans le secours des sens extérieurs, l'âme est constamment informée de la présence de toutes les parties du "corps, de la situation et de l'état des organes. « C'est un fait, dit le docteur Gercly, aujourd'hui reconnu, que l'homme se sent exister, non-seulement dans son intelligence, mais jusqu'à la périphérie et aux dernières limites de son