‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 156 sur 189 · Eléments de métaphysique, p · texte numérisé non relu

Eléments de métaphysique, p

2. Essai sur les fondements de la psythot^gie , pari. II, seelfon 1 1 ''. çhap. n.

corps, et qu'il apprécie même avec exactitude, par cette sensation intérieure, la situation respective des différentes parties de la surface de son corps. Aussi, dans l'obscurité de la nuit, comme à la clarté du jour, aveugle même, il porte sa main sur toutes les parties de son corps qu'il veut toucher, avec autant de précision que s'il avait au bout des doigts des yeux pour les diriger. Aussi n'a-t-on jamais vu un aveugle porter ses aliments ailleurs qu'à sa bouche ; la sensation qui le guide donne aussi sûrement à son esprit la conscience de son corps, que la perception lui donne celle de son intelligence. Le moi du Vulgaire est donc à la fois son corps, qu'il sent par toute la surface, et son intelligence dont il a la conscience1. »

M. Lélut admet aussi une sensibilité ou un sens interne, qui comprend ce qu'il appelle dos instincts viscéraux de conservation, de nutrition, de mouvement, avec les principes mécaniques et animaux d'action. Pour M. Lélut, le moi ou le fait de conscience n'est pas seulement le sentiment de la volonté et des idées, mais le sentiment physiologique de l'existence qui résulte de toutes les émotions confuses dues aux actions organiques2.

M. Poisse, dans un mémoire malheureusement inachevé, qui est la meilleure critique, que nous connaissions, du mémoire de Jouffroy sur la légitimité de la distinction de la physiologie et de la psychologie, a aussi parfaitement fait la distinction de ces deux

1. Physiologie des sensations et de l'intelligence . in-S°. p. JO. Paris, 1846.

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