‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 168 sur 189 · De Vôme et du principe vital, p · texte numérisé non relu

De Vôme et du principe vital, p

saint Thomas, de Leibniz, qui est l'âme du véritable animisme. Qu'on accuse de panthéisme, tant qu'on voudra, la doctrine de l'unité de l'intellect, ou d'une âme unique pour tous les hommes, mais non pas celle d'une âme unique pour chaque homme en particulier. Si de l'identité de toutes choses on peut arriver h l'identité de l'âme et de la vie, par contre, l'identité de l'âme et de la vie, dans l'homme, ne mène nullement à l'identité de toutes choses.

S'il nous plaisait, à notre tour, de récriminer et de faire intervenir des noms d'hérésie, ne pourrionsnous pas dire que les raisonnements de nos adversaires présentent "une certaine analogie avec le manichéisme? Ne pourrions-nous pas les tenir pour suspects d'admettre, par des raisons semblables, deux Dieux dans le grand monde de l'univers, comme deux âmes dans le petit monde de l'homme? Si donc, en physiologie, l'animisme est l'expression du panthéisme, pourquoi le duodynamisme ne le sera-t-il pas du manichéisme 1 ? On ne remonte pas nécessairement du duodynamisme dans l'homme au manichéisme dans l'univers, mais on redescend à peu près inévitablement, l'histoire le montre, du manichéisme dans le grand monde de l'univers au manichéisme dans le petit monde de l'homme.

On voit que si l'animisme a l'avantage sur l'hypothèse de la dualité, au point de vue purement scientifique, il ne le perd pas au point de vue des croyances

1. Le duodynamisme a été, en effet, sérieusement accusé de manichéisme. — VoirL. Moreau, Du matérialisme phrénohgiqup* in-8°. § 12. Paris, 1843.

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