VITALISME
ruais néanmoins on ne peut, à ['encontre de déclarations si formelles, ranger M. Bouillaud parmi les purs iatrochimistes.
M. Piorry est aussi un organieien fort zélé, et un grand adversaire de ce qu'il appelle l'hypothèse du vitalisme abstrait, mais néanmoins il tient pour un vitalisme organique propre à ta matière organisée ; if s<k défend même, avec une sorte d'indignation, contre le reproche de n'être pas vitaliste1. Non-seulement Al. Piorry est1 vitaliste, mais il est animiste d'une certaine façon, faisant originellement tout venir de l'âme, la vie et les organes eux-mêmes avec la pensée 2. « Pour d'autres, il existe, a-t-il dit, hors de l'organisation, un principe organisateur, primitif , sous l'influence duquel l'organisme s'est formé, et qui a déterminé l'organisation, principe immatériel ou non, suivant le point de vue sous lequel on l'examine, c'est l'âme pour moi. » M. Piorry appelle cette âme, principe de l'organisation, du nom singulier de psychatome, qui a le tort de donner lieu à quelques interprétations contraires au spiritualisme dont il fait , d'ailleurs, hautement profession. Mais autant M. Piorry est spiritualiste en physiologie, autant, comme on le lui a reproché, il semble matérialiste en médecine. En
1. «< A moi qui admets l'influence toute-puissante de l'âme sur la matière, à moi qui n'ai cessé de dire, d'écrire et de professer que l'organisation de l'homme et des animaux est si merveilleusement disposée qu'elle résiste aux moyens de destruction qui l'entourent, el que les maladies guérissent souvent d'elles-mêmes, à moi on vient dire que je ne suis pas vitaliste ! » (Séance du 7 avril 1855.) C'est le dernier des animistes, dit M. Pidoux, l'auteur du Spiritualisme or, ganique, brochure in-60, 1869.