‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 28 sur 189 · VITALISME · texte numérisé non relu

VITALISME

Cette âme végétative semble l'antécédent du principe vital des modernes, distinct à la fois de l'âme et des organes, sorte d'âme médicale, seule du domaine de Fart de guérir, comme disait Gaspard Hoffmann, un savant médecin du seizième siècle1.

Telle est la doctrine qui règne à l'école de Montpellier, où elle a eu, après Barthès, M. Lordat pour principal réprésentant. Telle est aussi, à ce qu'il nous a semblé, sauf certains nuages et quelques réserves, sur la question de la substantialité de ce principe, la théorie vitaliste soutenue à l'Académie de médecine par M. Malgaigne. M. Malgaigne démontre en effet, l'impossibilité de s'en tenir aux propriétés vitales éparses dans les" tissus organiques et la nécessité d'une force vitale unique, indépendante, douée d'une sorte d'instinct, pour composer et faire mouvoir l'organisme, tout en laissant de côté, comme ontologiques- et théologiques, plutôt que physiologiques et médicales, les questions relatives à la nature de cette force et à ses rapports avec l'âme immortelle, qui n'a rien à voir, selon lui, dans les fonctions organiques2. Cette doctrine est celle que nous nous proposons plus spécialement de combattre, non pas tant à cause du crédit qu'elle peut conserver dans certaines écoles de méde-

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