Leçons de physiologie, 1 866^ 14e leçon
faut Uîie force unique. Pas plus que l'âme n'est une collection de sensations, pas plus la vie m'est là somme des forces particulières appartenant aux divers éléments de l'organisme, ni une collection de phénomènes, suivant la définition de Richerand \ «La vie, comme dit M. Flourens, n'est pas seulement une collection de propriétés et, sans sortir des conditions précises, démontrées par l'expérience, il est visible qu'il faut ici un lien positif, un point central, un nœud de vie 2. » Nous voulons bien qu'il y ait dans l'organisme des myriades d'unités vivantes 3, de petites unités ayant chacune son individualité, sa force propre d'évolution et de reproduction, sa vie et sa mort personnelle4. Mais plus la vie dont elles sont douées est indépendante, plus il est impossible de comprendre leur action concertée en vue d'un même but, leur consensus harmonique par la seule contiguïté des parties, comme le prétend M. Robin, sans un chef, c'est-à-dire sans une force unique, qui sans cesse les coordonne, qui les dirige vers ce môme