La Médecine et les Médecins. Paris
2. Voir les commentaires du docteur Boyer sur la traduction des Œuvres de Stahl par Ch. Blondin.
HIPP0CRATE. 89
misme prétendu d'Hippocrate nous pouvons dire comme Pascal, des cinq propositions qu'on refusait de lui montrer dans Jansénius : et si je ne craignais d'être téméraire, je crois que je suivrais F avis de la plupart des gens que je vois qui, ayant cru jusqu'ici, sur la foi publique, que ces propositions sont dans Jansénius, commencent à se défier du contraire par le refus bizarre qu'on fait de les montrer, qui est tel que je n'ai pas encore vu personne qui m'ait dit les y avoir vues. »
D'ailleurs, le vitalisme de Montpellier serait-il dans Hippocrate aussi clairement que M. Lordat le prétend, nous ne serions pas néanmoins convaincu que le double dynamisme est la vérité, ce II ne suffit pas, dit Platon dans le Phèdre, qu'Hippocrate l'ait dit, il faut encore examiner si Hippocrate l'a dit avec raison1. »
Avec cette citation passons d'Hippocrate à Platon, dont la doctrine aussi a été souvent invoquée en des sens contraires, tantôt en faveur d'une âme unique, tantôt en faveur de plusieurs âmes au sein de notre nature. Cicéron a dit : « Plato, tripli- « cem finxit animam , cujus principatum , id est « rationem in capite sicut in arce posuit, et duas « partes separare voluit, iram et cupiditatem quas « locis suis disclusit ; iram in pectore, cupiditatem « subter prœcordia locavit2. » Mais en quel sens Platon a-t-il dit que l'âme était triple? A-t-il réellement mis dans l'homme une trinité d'âmes ou