‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 42 sur 189 · Traduction de M* Cousin · texte numérisé non relu

Traduction de M* Cousin

PLATON

ranimatiou. Quelle autre chose, ajoute-t-il, que L'âme paraît posséder et diriger la nature de tout le corps, de façon à le faire vivre et à le mouvoir 1 ? »

Enfin Platon, de même que Pythagore, est partisan de la métempsycose, qu'il ne paraît pas facile de concilier avec la pluralité des âmes dans l'homme. S'il v a trois âmes dans l'homme, comment ces trois âmes se réduiront-elles à une, en passant de l'homme dans l'animal, et comment d'une reviendront-elles trois, en passant de l'animal dans l'homme? On pourrait, il est vrai, nous objecter que l'âme avec la métempsycose ne saurait être le principe de vie, puisque, d'après Platon, elle préexiste au corps et lui survit. Mais de ce que l'âme raisonnable n'exerce pas encore, ou bien n'exerce plus la puissance vitale, il ne résulte nullement que ce ne soit pas elle qui vivifie le corps pendant qu'elle est unie avec lui.

« C'est la doctrine de Platon et de toute l'école platonicienne, dont Stahl, dit M. Cousin, n'a fait que recueillir la tradition, que l'âme est cause et principe de la vie2. » Nous retrouverons en effet, non-seulement dans toute l'école néo-platonicienne, mais dans les Pères de l'Église, dans saint Augustin, dans saint Thomas, ce même argument de l'identité de lame et de la vie en faveur de l'immortalité. Si l'âme et la vie sont une seule et même nature, comment sup-

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