‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 47 sur 189 · Traite <l>j Vàme> liv. III, chap. iv cl v · texte numérisé non relu

Traite <l>j Vàme> liv. III, chap. iv cl v

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encore les commentateurs d'Aristote. Pour notre part, nous inclinons à penser qu'Aristote, qui reproche sans cesse à Platon d'avoir séparé les idées et d'en avoir fait des êtres à part, qui fait si vivement la guerre au to x^piÇetv et au %b ytùpmiy dans sa critique de la théorie des idées, n'a nullement voulu séparer le voDç de l'âme, mais seulement marquer avec force le caractère et la dignité qui lui sont propres, et qui 1 élèvent incomparablement au-dessus de toutes les autres facultés. Qu'on prenne garde, d'ailleurs, qu'il dit que le vouç semble être, et non qu'il est réellement une autre espèce dame *. Mais, quelque haut qu'Aristote élève l'âme humaine, il est certain qu'il lui laisse la charge des fonctions vitales, des fonctions communes avec celles des brutes, sans croire compromettre en rien son incomparable dignité.

Voilà comment Aristote attribue à un seul et même principe la vie et la pensée, comment il fait de l'âme la forme du corps, comment, aux fonctions inférieures de la vie, il associe, dans la même âme, les opérations de l'intelligence. Nous retrouverons dans tout le cours de la philosophie ancienne et de la philosophie du moyen âge, cette grande doctrine péripatéticienne de l'unité de la forme.

L'animisme est aussi la doctrine des stoïcien>. Mais l'animisme a chez eux un caractère particulier

1. C'est principalement sur ce passage que se sont fondés ceux qui, comme Philoponou Simplicius> ont attribué la t^i-Iu^ol à Aristote. Mais les commentateurs les plus anciens et les plus exacts d'Aristote ne lui ont attribué ni cette roi^v^'ia., ni cette séparation du *">vç d'avec le reste de rame.

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