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cœur et dans le foie. Nous n'avons pas à examiner ces preuves, ni a entrer plus avant dans la doctrine de Malien.
Il nous reste à interroger, sur cette même question, la dernière des grandes écoles de l'antiquité, l'école d'Alexandrie. Consultons d'abord Plotin, son principal représentant» L'identité de l'âme et de la vie, enseignée par Platon dans le Phédon, se retrouve * partout dans les Ennéades, Selon Plotin, la vie, ;iI)solument distincte de la matière qu'elle informe, est identique avec l'âme ; l'âme a pour essence la vie et donne la vie au corps qu'elle anime ; seule, à la différence du corps, elle possède réellement la vie, sans être sujette à la perdre, parce qu'elle la possède par elle-même. L'identité de l'âme et de la vie est un des principaux arguments de Plotin, comme de Platon, en faveur de l'immortalité. L'âme étant incapable de rien admettre en elle qui soit contraire à ce qu'elle communique, qui soit contraire à son essence, c'est-àdire à la vie, doit nécessairement être immortelle1. Si Plotin reproche h Aristote d'avoir fait de l'âme l'entéléchie du corps, il lui attribue cependant les mêmes puissances, la puissance nutritive, la sensitive avec la raisonnable. La pluralité de ces puissances ne détruit pas l'unité de l'âme : « Dans une semence il y a aussi, plusieurs puissances, néanmoins cette semence est une, et de cette unité naît une multiplicité qui forme une unité 2. »
L'âme irraisonnable et l'intelligence sont unies en-