IVe Ennéade, liv. IV. p. 0 oi
i}. /W.Jiv. IX. I. II, p. 498, traduction <!<> M. Bouillet.
semble, selon Plotin, comme procédant Tune de l'autre ; l'âme irraisonnable est l'acte de l'âme raisonnable et l'âme raisonnable est l'acte de l'intelligence. Chaque partie de l'âme reçoit ainsi sa forme de la partie qui est immédiatement au-dessus d'elle \ Par sa seule présence l'âme donne la vie au corps et le rend capable de tous les actes qui s'y rapportent. La diversité de ces actes, selon Plotin, comme selon les stoïciens, ne vient pas de l'âme, qui est tout entière et partout la même, mais de la diversité des organes \
Quoique l'âme ait des opérations qui lui sont communes avec le corps, et quoiqu'elle comprenne plusieurs parties différentes, elle ne périt pas, elle ne se décompose pas à la mort. Lorsque les âmes sortent d'ici-bas, celles qui sont purifiées dépouillent aussitôt ce qui leur avait été ajouté dans la génération, les autres s'en affranchissent avec le temps. Quoique les facultés de l'âme végétative ne puissent survivre à la destruction du composé, cependant, selon Plotin, à proprement parler, elles ne périssent pas et si elles cessent d'être présentes au corps, c'est pour remonter au principe dont elles procèdent ; elles continuent de