‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 53 sur 189 · T. U, p. 244, traduction de M. Bouillet · texte numérisé non relu

T. U, p. 244, traduction de M. Bouillet

2. C'est, de la même manière que Porphyre concilie la multiplicité des parties de l'âme avec son indivisibilité : « L'âme est indivisible en tant qu'on la considère dans son essence et en elle-même, mais elle a trois parties, en tant qu'unie à un corps divisible, dans les diverses parties duquel elle exerce ses diverses facultés. En effet, ce n'est pas la même faculté qui réside dans la tête, dans la poitrine et dans le foie. Donc, si on a divisé l'âme en plusieurs parties, c'est en ce sens que ses diverses fonctions s'exercent en diverses parties du corps. » Introduction de M. Bouillet à la traduction des Ennéades, p. 92.

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subsister, mais seulement en puissance. A. la mort, l'âme irraisonnable, dit encore Plotin, se sépare du corps avec l'âme raisonnable, mais elle ne subsiste plus qu'en puissance dans le principe dont elle était l'acte. La partie inférieure de l'âme ne périt donc pas par la séparation d'avec le corps, mais elle repasse de l'acte à la puissance au sein de son principe1. Enfin, selon Plotin, c'est l'âme elle-même qui façonne son corps2.

De même que Plotin, Proclus ne multiplie pas les âmes dans l'homme et ne sépare pas l'âme de la vie. L'âme, selon lui, est une, quoiqu'elle ait diverses puissances divisées en deux genres, les forces vitales et les forces intellectuelles, non moins essentielles à sa nature les unes que les autres. L'âme est essence, mais essence vivante; l'âme est une vie, mais intelligente; elle connaît et vit au même titre qu'elle est 3. Ammonius Saccas, Numénius, Porphyre identifient également l'âme avec la vie4.

Chez les philosophes alexandrins, comme chez les stoïciens, l'identité de l'âme et de la vie se fonde sur l'unité de l'âme universelle plutôt que sur l'observation de la nature humaine.

Avec Galien, nous ne saurions citer, dans toute l'antiquité, que Philon 5, Plutarque et Jean Philopon

1. T. II, Ennéade IV, liv. VII, § k, traduction de M. Bouillet,

3. Voir Y Exposition de la doctrine de Proclus, par M. Berger, p. 81.

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