Dp. orthorloxa firfe, cap. xii
(( autem quo sentimus et sapimus1. » Mais Tertul- Ken, saint Augustin, saint Ambroise, ne l'ont nullement jugée inextricable. Tertullien, dans le De anima, enseigne qu'on doit croire, d'après Platon, et aussi, conformément à la foi, que l'âme est une et simple quant à la substance 2.
Insistons davantage sur saint Augustin, et à cause de l'autorité qui s'attache à son nom, et parce que sa doctrine a été étrangement défigurée par les adversaires de l'animisme. Nulle part cependant l'animisme n'est plus clair et plus complet que dans le premier et le plus grand des Pères de l'Église latine.
Pour ne pas s'y tromper, il suffisait, sans avoir étudié les œuvres de saint. Augustin lui-même, d'avoir lu Cabanis, qui a exactement exposé sa doctrine, dans les Révolutions de la médecine. Saint Augustin, sans doute, distingue, comme tout le monde, la vie et la raison, mais nulle part il n'en fait des êtres séparés. Partout, au contraire, il enseigne que l'âme qui pense est la même âme que celle qui anime le corps ; partout, comme les Platoniciens, et surtout comme Plotin, il identifie l'âme et la vie. Dans un chapitre de son Traité de l'immortalité de l'âme intitulé : Animas vita est, sic ri ta carere non potest\ il reproduit l'argument du Phédon : L'âme