‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 57 sur 189 · De opificio De^cap. xvm · texte numérisé non relu

De opificio De^cap. xvm

2. Pertinet ad statum fidei simplicem animam determinare, secundutn Platonem, id est uniformem duntaxat substantiae nomine.

3. Nnlla res seipsa caret. Est antem animus vita qusedam, unde omne, quod animatum est vivere, omne autem inanime, quod animari potest, mortuum, id est vita privatum, inteliigitur. Non ergo polesl animus mori. Nam si carere pôterW vita, non animus sed ani-

est la vie, l'âme apporte partout la vie avec elle, et en conséquence ne peut recevoir la mort, anima vivifîcans. L'âme, selon saint Augustin, est vivifiante, c'est une force qui vivifie le corps : anima vis qu&dam qua corpus viviftcatur.

Or, cette âme, principe de vie, n'est pas autre que l'âme, principe de la pensée, comme cela se voit plus clairement encore dans le De quantitate animœ. Laissant de côté les arguments, tantôt solides, tantôt plus subtils et plus ingénieux que solides, par lesquels saint Augustin démontre la spiritualité, nous passons à la définition qu'il donne de l'âme : substantia quœdam rationis particeps et regendo corpori accommodata i. Par cette définition, on voit que saint Augustin donne à l'âme raisonnable le gouvernement du corps, que le corps n'est pas une prison où elle est renfermée, mais un instrument fait pour elle comme elle est faite pour lui. Il reste néanmoins à savoir quelles sont les bornes de ce gouvernement, s'il est restreint aux organes du mouvement volontaire, ou s'il s'étend à tous les organes de la vie, sans exception. Le chapitre où il énumère et décrit toutes les puissances de l'âme, depuis la plus humble jusqu'à la plus élevée2, ne peut laisser aucun doute sur ce point. Selon saint

ma tu m àliquid est... Hœc autem vita quae deserit,, ea quae moriuntur, quia ipsi est animus, et seipsam non deserit ; non moritur animus. De immortalitate animœ (cap. ix). Ce même argument se trouve aussi dans le traité de saint Ambroise, De bono mortis. L'âme, selon saint Ambroise, ne peut mourir parce qu'elle est la vie, et qu'étant la vie, elle est opposée à la mort. On voit quelle a été la fortune de l'argument du Phédon, de Platon àPlotin, de Plotin aux Pères de l'Eglise.

î. De quantitate animœ, cap. xm.

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