‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 58 sur 189 · Cap. xxxnr · texte numérisé non relu

Cap. xxxnr

Augustin, comme selon Aristote et selon Plot in, il y a une hiérarchie des puissances de l'âme, une échelle de degrés de purification et de perfectionnement par lesquels l'âme doit monter jusqu'à Dieu. Or le premier de ces degrés, primus gradus anim&, le seul que nous ayons ici à considérer, est celui de la vivification l.

L'âme, à son premier degré, n'est que puissance vivifiante et elle n'opère dans l'homme que ce qui lui est commun avec les plantes et les animaux : « hœc (( igitur anima, quod cuivis animadvertere facile est, a corpus hoc terrenum atque mortale prœsentia sua (( vivifîcat, colligit in unum, atque in uno tenet, ce diffluere atque etiam contabescere non sinit, alite menta per membra œqualiter, suis cuique redditis, « distribui facit, congruentiam ejus modumque con- « servat, non tantum in pulchritudine, sed etiam in « crescendo atque gignendo. Sed hœc etiam homini « cum arbustis communia videri queunt, hœc enim « etiam dicimus vivere ; in suo vero quiquid illorum ce génère custodiri, ali, crescere, gignere videmus « atque fatemur. » Ce premier degré est celui de la vie végétative, qui est commun à l'homme et aux plantes. En montant un second degré, nous arrivons à la vie sensitive : « ascende itaque et alterum gradum et vide quid possit anima in sensibus ubi evidentior manifestiorque vita intelligitur 2. Cette vie

1. C'est le nom qui caractérise le mieux ce premier degré et c'est le nom qui lui est donné dans le De spiritu et anima qui, s'il n'est pas de saint Augustin, a été certainement composé d'après lui et avec ses ouvrages.

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