Cap. i
3. De musicà. Voir la thèse de M. Legoff: «Quid.de vi vitail patres aut doctores Ecclesiae senserint. » Paris, Durand, 1865. M. Legoff nous semble tout à fait dans le faux quand il conclut en disant qu'on a attribué à tort l'animisme à la plupart des Pères ou des docteur» de l'Eglise. Avec sa thèse elle-même on peut prouver le contraire. Ses arguments n'ont aucune valeur contre l'animisme que nous avons attribué à saint Grégoire de Nysse. Cela résulte nonseulement des textes que nous avons cités, mais de ceux qu'il a cités lui-même, et dont la clarté prévaut sur tous les passages d'un sens douteux qu'il leur oppose en faveur du sentiment contraire
en particulier, en faveur de l'identité de l'âme raisonnable et de la vie1. Assurément saint Augustin a une idée bien haute de l'âme et de ses destinées ; cependant il ne la croit ni souillée ni dégradée, comme certains médecins de Paris ou de Montpellier, parce qu'à des vertus et à des puissances d'un ordre supérieur, elle ajoute l'énergie vitale.
1. Dans sa Philosophia christiana, vel Sanctus Augustinus de philosophia universim, le P. André Martin^ plus connu sous le pseudonyme d'Ambrosius Victor, quoiqu'il s'efforce d'interpréter saint Augustin dans le sens du cartésianisme, et qu'il lui attribue l'automatisme des bêtes, reproduit cependant fidèlement en ce point sa vraie doctrine. Il définit, en effet, l'âme, principe de vie, et lui donne pour première faculté vis a?iimandi.
Il faut consulter sur saint Augustin le savant ouvrage de M. Ferraz, couronné par l'Académie française : La Psychologie de saint Augustin ,in-8°, Paris, Durand, 1802.