‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 65 sur 189 · Quœst · texte numérisé non relu

Quœst

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de toutes les fonctions cle la vie qui s'accomplissent dans les êtres vivants : anima enim est primum quo nutrirnur et sentimus et movemur secundum locum, et similiter quo primum intelligimus^ dit saint Thomas qui traduit Aristote1. Ainsi l'âme intellective, l'âme, qui de tous ces actes, accomplit le plus élevé, est la forme du corps humain et n'en remplit pas moins toutes les fonctions de la vie.

Saint Thomas ne goûte pas la célèbre définition de Platon : l'homme est une âme se servant d'un corps. L'âme en effet n'est pas l'homme tout entier, puisque l'homme est composé d'âme et de corps. Platon supprime un des éléments essentiels de notre être, parce qu'il a cru, selon saint Thomas, que sentir, qui est l'opération, commune de l'âme et du corps, était le propre de l'âme. Donc l'homme n'est pas l'âme, mais quelque chose composé de l'âme et du corps, un composé substantiel d'âme et de corps, formant un tout naturel, suivant l'expression de Bossuet, fidèle interprète, en ce point, de la doctrine de saint Thomas. Aussi saint Thomas envisage-t-il l'union de l'âme et du corps sous de moins sombres couleurs que Platon et les mystiques. Le corps, dit-il, n'est pas la prison de l'âme; ce n'est pas un lourd fardeau que l'âme est condamnée à traîner, c'est au contraire son allié indispensable, son auxiliaire providentiel, même pour l'accomplissement de son opération propre qui est de connaître. Il est contre la nature, dit-il encore avec saint Basile, qu'une âme soit sans corps; l'âme est

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