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Allegro.
Le roi d Espagn' a l'or-don - né, Le roi d'Es -pagi.' a l'or-don- né, Q«e loui s les flll's à ma-ri-cr, Bon! bon! bon!
bons ma-ri-niers. Auraienl Icsclie- veux do - lés, bons ma - ri-niers, bon! bon!
Un cercle déjeunes gens a suivi Flafla sous la pluie battante; en répétant son refrain . ils bondissent à la lueur fantastique des éclairs ; puis les grognards se mêlent à eux ; puis deux ou trois rondes concentriques , semblables à celle du sabbat , et tournant en sens différents, se prenneut à hurler la chanson bien-aiméc; puis enfin on n'entend plus le bruit du tonnerre.
Le lendemain , le pli est pris, et, quoiqu'il fasse beau, Flafla parvient assez facilement à réunir les danseurs ; toutes les bucoliques maritimes sont successivement déroulées entre les plats- bords de l'Artthuse , les gaudrioles fortement épicées font renaître le rire et la joie. Un Provençal chante 1 :
Allegro.
Lou patroun Bar - bu a ga - gna la jus-lou, Mai loumben dé
tes - lou, Se» roum • pu lou su ; El irai - lal-Taha-ï de - rai - la! Tral- lal •
lâ-ha ï-de ni! Tral- lal - la-ha ï-de ral - la ! Tral- lal la - la la !
Les Saintongeois , à leur tour, conduisent la danse . ci il» obtiennent la palme , car les plus jolies rondes de matelots sont de leur pays. .
Les nombreux rapports de la marine avec l'armée ont do naturaliser sur les navires
' 1* palroii liai a ,;.i,;ne la joui, , mais , loinhaiil sor la l.'K- , il sV»i roo.po U iiuqu. .
LES FÊTES A BORD. • 380 de guerre les couplets de roule des soldats. Les idylles et les rondeaux militaires qui sont chantés en chœur pendant les marches ont été les bien-venus, et, légèrement modifiés par les compositeurs des passavants, ils font désormais partie essentielle de leurs classiques. Le bons grenadiers , bons canonniers , bons cuirassiers , s'est naturellement converti en bons mariniers! Les enfants des villes de garnison, les Boulonnais, l«s Dunkerquois, les troupes passagères , et surtout les marins de la garde, ont transplanté sous la misaine les ballades de guérite , qui n'ont rien perdu de leur crudité native en embarquant. Les Flamands , les Bas-Bretons et les méridionaux, parlent des idiomes particuliers , qui ont rendu leurs chansons moins populaires à bord ; mais les gens de la cote de Lorient à Bordeaux ont facilement introduit les leurs sur tous les bâtiments de la flotte. Nantes et La Rochelle sont le plus souvent les lieux où se passe le récit. Ainsi :
AU(gro.
CestlesfhTs de La Rochel-le Qu'ont ar-mé un bà-ti-iuent,
Qu'ont ar mé
un -# —
ba - ti - ment,
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De-dans les i
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