LE MARCHAND DE NOIYEAUTÈS
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J.os viliTs dp Idiis les nvigaMiis.)
OIS pourriez croire, ami lecteur, que rinstitulioii du marchand de nouveautés date, comme plusieurs des nouvelles institutions qui nous régissent, des anciens temps: il n'en est rien, elle est récente, elle est d'hier. L'empire, qui a vu mourir tant d'hommes et naître tant de choses , doit la revendiquer parmi ses découvertes. Le marchand de nouveautés s'est formé des débris du bonnetier antique , du vénérable mercier, du drapier des halles, du linger. et de quelques Fragments du marchand de .soieries. Le tout s'est animé de l'esprit du siècle , c'est-à-dire de ce qu'il y a de moins spirituel
au monde, mais de plus instructif aussi et parfois nicuie de plus iutelligent : le goiM des
affaires et l'aninur du g;jin.
Deux mots ont inauguré l'établi.ssement du marchand de nouveautés dans l'industrie
et dans la société françaises; cIcun mots bien cnurls pourtant cl bien simples:
rH[\ FIXE!
Mais quel phare lumineux s'élevait tout à coup aux ye.ix des acheteurs, cl promeltail d'éclairer au loin ce noir abîme des \icilles boutiques (m les nuances des fils, des laines et des étoffes se perdaient dans une même nuit , comme leurs prix se confondaient dans le défaut de mémoire ou de con.science du marchand!
Quel hameçon ! ! !
Plus de faveur doni' ! les âges, les sexes, les fortunes, tout désormais devenait égal devant réliquelle
ALHllM DES FRANÇAIS. 21:.