SCENE VIII
PADERBONN, WALFRED.
PADERBONN.
Ah! plus que mon arrêt , sa dureté m'accable : Je lui croyais une âme , il est impitoyable. Non , pour les malheureux il n'est plus d'amitié ; On leur ôte l'estime et jusqu'à la pitié. C'est peu qu'on me condamne : il faut qu'on m'avilisse. Hommes durs et cruels !... Tu n'as point l'injustice De me croire un ingrat... Mon esprit s'est troublé ; Pardonne, ô mon ami!..., toi seul m'as consolé !
WALFRED.
Un arrêt te condamne , et ta cause est perdue... Tu dois m'en accuser , je Tai mal défendue ; Et, croyant 1 honorer, j'ai couvert de mépris Un noble ministère.
PADERBONN.
Ah! Walfred!...
WALFRED.
J'en rougis.
PADERBONN.
Rougir de mon malheur ! Toi ? quelle est ta faiblesse !
WALFRED.
Tu meurs.
, PADERBONN.
Relève-toi. Cette lâche tristesse Abattrait mon courage ; ose le soutenir ;
VELE DE BRUXELLES - S*AD BR1BSE8, Archivas - ijArefaKftff