De 0//iciis, 1. vi, 19; vu
des cités et des États, affaires religieuses aussi.
Qu'on lise Malebranche : on le verra porte.i tout le monde, si je puis dire, à se retirer du monde * . Il n'envoie pas tout le monde au couvent : il sait qu'il y faut une vocation spéciale ; mais à tous il recommande, il prescrit une sorte de retraite philosophique et religieuse, ou du moins c'est l'idéal, à ses yeux, c'est la forme de vie la meilleure, la plus sûre, la plus douce aussi. Être, comme lui, philosophe chrétien: c'est, ce semble, pour cela qu'on est né.
Autour de nous, aujourd'hui, de grands chrétiens prônent l'action. Ils veulent qu'on agisse. Ils veulent qu'on entreprenne, qu'on poursuive, qu'on effectue des œuvres.
Qui a raison ?
Allons bien haut, ou bien profondément, et nous aurons à la fois la raison de la double tendance que nous constatons et la solution de l'antinomie.
La raison, c'est que précisément la raison de la vie, comme de la création même, est d'exprimer Dieu, laquelle expression réclame recueil-