‹ Le prix de la vieChapitre 107 sur 108 · ORDRE DES CHAPITRES · texte numérisé non relu

ORDRE DES CHAPITRES

Comment la vie élaiit l'objet de jugements contradictoire», n y a lieu d'entreprendre de cette chose à la fois si connue et si inconnue nue étude qui détermine, par un effort sérieux de réflexion, ce qu'il en faut penser et faire; comment il convient de marquer d'abord l'esprit dans lequel cette étude doit être entreprise et poursuivie.

C'est ce qui est développé dans le premier chapitre intitulé :

J<a question de la vie • * . • • 1-8.

Par où et avec quoi commencer, puis quel ordre suivre iatift l'investigation? Tel est l'objet du second chapitre in» tituU :

47J RÉSUME ANALYTIOUB.

Les données et la méthode S'iS

Qu'en toute chose, les données sont ies faits et certaine* exigences primordiales de la pensée. — De ce que sou'i ce» données dans la question de la vie, 9-i5.

Que notre premier objet d'étude doit être une pnjmière idée de la vie suggérée par la question même, à savoir que la vie est chose sérieuse; mais il y a lieu d'instituer préalablement une enquête pour savoir ce que nos contemporains pensent delà vie et ce qu'ils prescrivent d'en /"aire, 45-18.

Oe là le troisième chapitre intitulé :

Les opinions contemporaines 19-41.

De la conception de la vie, formée sous la triple influence de l'Art, de la Science, de la Cvitique; comment viennent s'y mêler certains courants de mysticisme, 19-26.

De la Pitié, 26-27.

Du scepticisme en morale; des attaques dont les fondements même de la morale sont l'objet, et des raisons de la faveur croi&sante du spinozisme, 27-30.

Du caractère des préoccupations morales et religieuses dans les derniers écrits de M. Secrétan et de M. Renouvier, 30-34.

De l'idée de la dépendance de l'homme à l'égard de la loi morale et de Dieu, 35-37.

De la conception de la vie selon la Religion ; en quoi et pourquoi la Religion rebute et attire, 37-39.

Résumé et conclusion du chapitre, 39-41.

Il convient de revenir maintenant à l'examen de cette proposition : la vie est chose sérieuse. On commence cet examen dans le chapitre IV intitulé :

Le sérieux de la vie 43-50.

On montre que la formule de la vie selon le dilettantisme û le tort de ne convenir ou'à une très petite partie de rh.iv

RÉSUMÉ ANALTTIOUE. 475

maailé, et que d'ailleurs elle mécoanaît les coaditions de la ▼ie : OD explique en quoi, et l'on conclut que pour vivre vroiiueiil il faut prenrlre la vie au sôrieux, 43-50.

Remarquant, à ce propos, que la vie au sens physiologique du mot, constituée d'abord par la nutrition et la génération, a pour loi de ne pas s'entretenir sans dépense, de ne s'entretenir que pour se dépenser et enfin d'être féconde, on se demande si ce ne serait pas là, exceptis excipiendis, la. loi de toute vie, et l'on jusre que si les généralisations hàtivea sont dangereuses, il faut savoir poiirtant entrevoir des liena d'analogie entre les êtres et ici les lois fondamentales de toute vie.

C'est l'ol^et de ce chapitre V, intitulé :

Les lois de toute vio 51-64.

Après les considérations ci-dessus indiquées, 51-56, on montre que les lois entrevues se vérifient si l'on considère l'intelligence, la science, l'art véritable, 56-60. — On croit pouvoir généraliser et dire que la vie humaine a pour loi fondamentale, comme toute vie, de ne pouvoir subsister ni dans la langueur et la slagnalioLi ui dans l'isolement et l'égoïsme : d'où il suit que ie dilettantisme va contre la loi même de toute vie, 60-64.

L'homme a une œuvre a faire. Laquelle 7 Avant tout, d'être homme, étant bien soi, et sachant sortir de soi et devenir pour autrui source de bien, d'être, de vie.

C'est ce qu'explique le chapitre VI, intitulé :

L'œuvre de la vie 65-72.

VU

Comment une certaine idée de l'homme comme il t'a<ii ((u'il soit/ le plus et le mieux homme, est impliquée Ioim

474 RÉSUMÉ ANALTTIQDB.

toutes le» affirmatious précédentes ; c'est ce qu'a pour objet de montrer le chapitre VII intitulé :

L'Idée de l'homme 73-88.

On y explique les deux sens de ces mots : ceci vaut mie'jx què cela, "74-76. — On y montre ensuite ce que la nature humaine exige et ce qu'ellti appelle, et l'on siprnale certains traits persistants qui sont partout ceux de l'homme idéal, 76-82. — On marque la différence entre la notion scientifique et cet idéal ou cette idée-type, et l'on fait voir C8 que suppose la conception de cette idée, 82-88.

VIIT

Continuant à considérer Vidée, on voit qu'elle est directrice de l'évolution vitale, et l'on explique comnjent l'idée de l'homme se trahit d'abord par des instincts, puis, avec la conscience et la réflexion, devient un principe pratique.

C'est l'objet du chapitre VIÎI, intitulé :

La yertu pratique de l'Idée de l'homme. . . 89 94.

Comme on veut ne rien précipiter, on se demande si ce qui précède ne pourrait pas être admis sans que fussent franchies les bornes d'un déterminisme rigoureux et sans que fût rompue la continuité entre l'homme et le reste de la nature.

De là ce chapitre IX :

La science et la vie. 95-101.

On y examine une certaine philosophie de la vie, conçue et réglée selon la science, philosophie dont Taine ofl're une noble et puissante expression.

Mais l'idéal delà nature humaine n'est pas seulement attifmit : X^rciiton s'y moulre avec son caractère propre et on-

ginal, qui est de commander. Le fait de VObligation morale est une nouveauté énorme par rapport à toutes qui précède, et c'est dans le Devoir que nous trouvons de quoi expliquer et diriger la vie.

C'est ce qui est exposé dans le chapitre X :

De rObligation morale 103-10':

Il importe de montrer que ce n'est pas se mettre en opposition avec l'esprit scientifique que de considérer l'obligation morale comme une donnée simple et irréductible.

C'est l'objet du chapitre XI :

La conscience morale et la science positive. 109-125 On y détermine les exigences de l'esprit scientifique, 109- 114; — puis le caractère propre de l'obligation morale, que * l'évolution est impuissante à expliquer, à moins que l'on ne •uppose déjà dans le germe quelque chose de proprement moral, 114-120. — Puisque c'est un fait que nous concevons ce qui doit être, c'est un fait qu'il y a quelque chose qui précisément est d'un autre ordre que les autres faits, 120, — Du rôle de l'analyse dans l'étude du fait proprement moral, et comment il y a, en fait, quelque chose de tran- ^rendant dont on a une idée claire, nette et distincte, 121-125.

Par scrupule de méthode et pour ne laisser aucune équivoque sur le cnraclère propre de l'obligation morale, on étudie un dernier ellort tenté pour conserver la morale sauf y risn reconuaître de transcendant.

De là ce chapitre XII :

Un essai de fonder une Morale sans obligation 127-U7.

On montre, surtout d'après Guyau, en quoi consiste cel

ot»ai, 128-133; — puis pourquoi il ne peut réussir, US-Ul.

i7e RÉSUMÉ ANALYTIQUE.

— On examine pourquoi les philosophes contemporaini aiment à nommer mystique la région transcendanle où noua fait entrer le devoir, 14i-144. — On insiste sur le caractère propre et sui generis du fait moral, et l'on établit que, la morale supposant la distinction entre ce qui est et ce <[ui doit être, et cette distinction à sou tour n'ayant point de sens si l'on ne reconnaît, pour fomier la morale et régler la vie, un principe supérieur à la nature et à l'homme, m principe transcendant , les dogmes moraux renaissent en dépit de tous les efforts tentés pour les détruire, 144-147.

Il est temps d'explorer le Monde moral au seuil duquel nous conduit l'obligation morale.

C'est ce qu'on fait dans le chapitre XIII, intitulé :

Le Monde moral 149-169.

On explique comment et pourquoi l'obéissance à la loi obligatoire n'abaisse pus, 149-152, —et l'on montre comment la loi morale a une autorité qui fonde l'autorité de toutes les autres lois, 152-153.

Dès là il est visible que la morale, avec ^la responsabilité morale, suppose que nous avons un Maître, 153-139.

On établit ensuite que la loi morale a pour fondement le Bien, 159-162.

On montre alors que de toutes les manières la loi morale nous introduit dans un monde vivant; que la vie seule donne le dernier mot de la vie; que tout, même le sacrifice et la mort, est pour la vie, et enfin que c'est à la Vie parl'aite, au Vivant éternel et parfait que tout est suspendu, 1G2-167.

Que la liberté pour l'homme ne peut être que dans la dépendance à l'égard de la raison et de la conscience, de la vertu et du devoir, de Dieu, 167-169.

Retenant des méditations précédentes un inviolable respect (^ vjr U loi naoraie et uae con/^ance imperturbable dans

RÉSUME ANALYTIOUB. 4*77

!e Bien, i! faut regarder le mal et en sentir la" réalité et i& profondeur.

C'est cette considération du mat, — souffrance physique, — misère dans l'ordre intellectuel, dans l'ordre des sentiments, dans l'ordre de l'action, dans le monde social, — péché, — qui remplit le caapitre XIV, intitulé :

Les misères de la vie 17i-i81.

On trouve bon d'indiquer tout de suite les idées que sug gère la misère humaine mise en contraste violent avec la grandeur morale. C'est ce qu'on fait dans ce chapitre XV, intitulé :

Mystères et lueurs. . . * 183-189.

On y montre comment il est très philosophique de savoir reconnaître des mystères, 183-185; — puis on entrevoit le sens de la souflrance, car la douleur a un rôle moral dans la vie; de plus, l'humaine pitié pour l'humaine misère apparaît comme une des raisons explicatives du mal; enfin on aperçoit que la condition de l'homme en ce monde, c'est le labeur, l'eQort, la lutte, 185-189.

Mais pour porter sur la vie un jugement définitif, c'esl avec méthode qu'il faut procéder : il faut donc commence? par examiner le sens précis de cette question : la vie est-elle bonne ou est-elle mauvaise?

De là, ce chapitre XVI :

Optimisme et pessimisme 191-205.

On envisage les différents sens de la question, el^u voit comment elle s'étend, s'agraniiit, se multiplie, donnant lieu à des difficultés de toutes sortes et très profondes, 191-198.

On voit sortir de là plusieurs sortes de pessimismes et d'optimismes; et l'on montre que les principes établis par les études précédentes nous interdisent d'emblée de vouloir de toutes ces théories à l'exception d'un certain pessimisme

478 RÉSDMÊ ANALYTIOUB.

et d'uD certaÏD optimisme relatifs qu'il nous faut prendre en eoDsidéralioD, 198-203.

XVÏI

C'est pour prononcer en connaissance de cause qu'il faut se faire une idée nette du bien et du bonheur.

On consacre à celle élude le cbapilre XVII intitulé précisément :

Le Bien et le Bonheur 207-228.

Ce que nous entendons par 6on, et par meuleur^ soit que nous comparions deux écbantillons d'un même genre, soit que nous comparions un genre à un genre, une essence à une essence, 207-212.

Comment le bien est perfection et excellence, et encore bienveillance et bienfaisance, 212-213.

Ce, que c'est qu'être bon par nature^ par choix^ par essence, 213-214.

Du bien en soi et du bien senti, 214-215.

Du bien moral et du mal moral, 215-218. — De la vertu et du bonheur, 218-219.

Comment ces déSnilions mettent en mesure de donner un sens précis à la question sur la valeur de la vie, 220-221.

Comment et pourquoi il est nécessaire et légitime d'affir. mer d'abord, sans en appeler à l'expérience, et même en dépit de l'expérience, tout ce que contient, implique ou réclame l'idée du bien, 221-228.

Comme pourtant il faut bien essayer de concilier avec l'expérience cet a priori affirmé avec tant de force et de conlance, on peut être tenté de faire cette conciliation au moyen d'une théorie qui, regardant, au lieu de lindividu, >espèce, semble réussir à assigner le bien pour fin à l'univers sans se mettre en contradiction avec l'expérience.

Cette théorie est examinée dans le chapitre XVIIl, intitulé •

Difâcultés nouvelles 229- 23a

RÉSUMÉ ANALTTIQOB. 47^

On expose cette théorie et les avantages qu'elle 8embl<< avoir, d'après les Dialogues philosophiques de Renan, 229-230. — Mais bientôt l'on montre l'injure qu'elle fait au bien, er. prêtant à la nature je ne sais quel cabotinage ou machiavé» lisme, et en méconnaissant le prix de la personne humainb étant, à vrai dire, une conception naturaliste et esthéttçff-plulôt que morale, 230-236. — On rappelle, en regard at cette théorie, les exigences absolues de la raison et de l'a conscience, 236-238.

On ne renonce pas néanmoins à consulter l'expérience^ mais on cherche d'abord uue expérience morale^ et par là op essaie de deviner le sens de la vie présente :

C'est l'objet du chapitre XIX, intitulé précisément :

Le sens de la vie présente 239-248.

En présence de l'expérience morale, trois idées, celle de réducalion morale de la personne, celle du combat et de l'épreuve, celle de la solidarité morale et de la société des esprits, permettent de concevoir le rôle de la vie présente dans l'univers, étant atimis, comme la moralité l'exige, que le tout de la vie n'est pas ce que nous en voyons, et que la vie n'est pas toute resserrée dans les limites de la vie actuelle, 239-246.

La vie présente signifie, prépare, représente autre chose qu'elle-uiônie : d'où il suit que, malgré se» misères, elle est bonne, 246-248.

Insister sur ce caractère de l'être humain que nous désignons par le mot d'esprit ou de personne morale, c'est 1& meilleure manière de résoudre beaucoup de difficultés.

De là, ce chapitre XX intitulé :

Le prix de la personne morale 249-260.

Comment la personne ayant qualité morale exprime bien l'être bon, et commeot la liberté, condition sans laquelle il

480 RÉSUMÉ ANALYTÏQUB.

D'y aurait m personne ni moralité, entraîne la possibilité da pécher, 249-254.

L'éminente dignité de la personne morale nous fait affirmer que, malgré les apparences, elle n'est jamais sacrifiée à quoi que ce soit, 254-257. — Cette môme dignité nous fait prolonger la vie au delà des limites actuelles, 257-259.

Mais si la vie présente vaut par l'intention invisible qui llnspire et par l'avenir où elle conduit, il y a à craindre qu'en elle-même elle ne soit comme rien.

C'est au-devant de cette objection que va le chapitre XXI :

/ /"Mje prix de la vie présente 261-278.

^^ Qu'il y a des moyens qui sont en même temps /înj, 261-262.

Que ce qui donne de la valeur à la vie présente, c'est précisément le reflet de l'invisible et de l'éternel à y reconnaître et à y mettre, 262.

Pour ce qui est du lieu : qu'il convient de connaître, d'explorer, d'exploiter l'univers, et comment et pourquoi l'industrie, la science et l'art sont d'un grand prix : d'où, pour quiconque a un talent particulier, des devoirs particuliers aussi, et pour tous l'importance et l'obligation du travail, 262-265.

Pour ce qui est des habitants et acteurs : qu'il faut remarquer le nombre et l'importance des préceptes moraux relatifs à nos semblables; la justice; puis l'amour, et ici considérer : les affections ordinaires et extraordinaires, les grandes amitiés, la solidarité humaine, l'aspiration à l'unité, image de la parfaite union des âmes dans la cité spirituelle, 265-273. — Comment, procurer dans l'état des hommes une amélioration matérielle, intellectuelle, morale, sociale, étant un des buts terrestres de la vie, il y a là des devoirs particuliers dans des conditions particulières, et pour tous un devoir qui est accompli par la bienveillance et la bienfaisance, et excellemment par la prière et la charité catholiques, 273-277.

La vie présente a du prix puisque nous avons à rapprocher le monde de Dieu, en y faisant de toute manière resplendir (e bien, 277-278.

RÉSUMÉ ANALYTIOUK. ***

Reconnaître le prix de la rie présente, ce n'est pas oublier la loi du renoncement.

C'est ce que montre le chapitre XXII; Le renoncement et la mort 279-283.

Comment le reDoucement est la loi de toute vie qui n'est pas la vie pleine, et comment le sacrifice, qui semble détruire, viviûe.

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