‹ Le prix de la vieChapitre 27 sur 108 · VERTU PRATIQUE DE L'IDÉE · texte numérisé non relu

VERTU PRATIQUE DE L'IDÉE

elle garde ce caractère propulsif. C'est dire qu'elle est devenue un principe pratique.

Alors apparaît ce que l'on nomme convenance, dignité, beauté de la vie. Il y a une façon d'être qui est noble, qui est bienséante, qui a de la grandeur ou de la grâce, qui est belle. La conception d'une telle vie est attirante, engageante. Elle opère dans l'homme un mouvement d'un genre particulier : elle inspire l'envie de faire quelque chose de généreux, quelque chose de grand; elle invite à agir d une façon qui lui soit conforme, et elle y aide déjà; elle imprime à l'être un élan vers elle-même, et elle le dilate, elle lui communique une force expansive, une énergie conquérante pour régler d'après elle la conduite, l'action, la vie. Eli même temps, et par cela même, elle produit un mouvement de resserrement et de refoulement; car la beauté vue ou entrevue, pressentie, devinée, en attirant à soi, inspire le dégoût pour ce qui la détruirait. On ne peut voir ni môme entrevoir la beauté de la vie sans se retenir, sans se contenir, pour arrêter ce qui lui serait contraire. Et ainsi cette idée de la convenance, de la dignité, de la beauté, exerce, par les attraits et les répugnances qui lui sont propres, une influcncepratique,

Je ne crois pas en avoir fini avec Tétude de ridée comme principe pratique. Je n*en suis bien plutôt qu'au commencement. Mais il est bon que je m'arrête ici, car avec ces premiers éléments, je vois se former toute une conception de la vie humaine que c'est le moment d examiner à fond.

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