‹ Le prix de la vieChapitre 49 sur 108 · I. Lamartine, Harmonies, II, vm, Hymne i la Douleur · texte numérisé non relu

I. Lamartine, Harmonies, II, vm, Hymne i la Douleur

Par là, une ineffable communication s'établit entre des êtres que tout sépare. L'inégalité la plus profonde se trouve comblée. Entre avoir et n'avoir pas, quel abîme I Et par la pitié, celui qui a verse ce qu'il a et se verse lui-même dans celui qui n'a pas; il prend pour lui, autant que faire se peut, la souffrance d'autrui, il la soulage, il y remédie par une action bienfaisante qui est efficace, môme si les circonstances la rendent presque impuissante, parce quelle procède du cœur et qu'étant affectueuse elle a une vertu consolatrice et réparatrice. La pitié lie les âmes entre elles. Par la piété se forme une cité des âmes, a une cite donl tous les habitant» s'aim^int' » Serait-ce une des raisons explicatives du ma que cette merveille dont le mal est la condition : l'humaine pitié pour l'humaine misère?

J'entrevois maintenant uhe certaine forme de la vie, si je puis dire, qui ai une étrange beauté. Il me semble que je commence à comprendre quelque chose à la condition humaine, au moins actuelle, je veux dire en ce monde. Ce n'est pas le repos ni la jouissance. Il y a des moments de

i. C'est uD beaa luot du P. Sratry. Crise de ta foi, p. 201.

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