‹ Le prix de la vieChapitre 52 sur 108 · Saint Paul, Êpitre aux Romainst xu · texte numérisé non relu

Saint Paul, Êpitre aux Romainst xu

LE BIIN ET LE BONHEUB

J'ai besoin, pour étudier une si complexe et si difficile question, d'avoir du bien et aussi da bonheur une idée nette : sans quoi je ne puis savoir ce que je dis en déclarant la vie bonne ou mauvaise.

Commençons par les jugements les plus ordinaires.

D'un ouvrage manuel soumis à mon jugement, je dis : C'est bien. J'entends par là que la chose faite est ce qu'il convenait qu'elle fût pour répondre à sa destination, pour servir au dessein en vue duquel elle est faite, ou encore pour remplir une certaine idée que j'avais dans l'esprit; j'y trouve l'arrangement harmonieux, les propor-

tions, Télégance que j'avais conçue et souhaitée.

D'un être organisé et vivant, je porte un jugement analogue, et je dis en le considérant : C'est bien, ou encore c'est bien cela, si je le trouve en état d'accomplir ses naturelles fonctions, de faire ce à quoi sa nature le destine, d'agir suivant ses lois propres; il répond à l'idée que me suggère de son développement normal la vue ou l'étude de sa constitution.

Si maintenant je considère l'homme même, j'entends l'homme tout entier, et la vie humaine, quand est-ce que je dirai : Voilà qui est bien ? Ce sera quand les diverses puissances de l'homme seront développées avec vigueur et selon l'ordre, c'est-à-dire quand tout, dans cet homme, sera à sa place, en son rang, tout bien proportionné, tout déployé, si je puis dire, conformément à sa nature d'homme, a son essence. Et alors de la vie, qui est précisément une continuité d'action, si elle est conforme à la nature humaine idéalement considérée, à l'essence de l'homme, je dirai qu'elle est bonne.

Ainsi l'être ayant ce qu'il peut être et ce qu'il doit être, ayant ce que sa nature ou essence requiert d'abord et ensuite comporte, ce sans quo: ^

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